HISTOIRE NATURELLE, LIV. II. 147
nous les renvoie, & celui d’Apogées (7) d, partis de la terre, ilss’en éloignent de droit fil.
De quelle maniéréfi f ait l’écho.
La structure irréguliere des montagnes, leurs têtes (I)multipliées, les plis que forment leurs coudes , leur raboteuseencolure, la forme creuse de leur sein dans les bas-fonds, réper-cutent inégalement l’air sonore (2) qui vient s’yréfléchirrc’estaufîlla raison pourquoi, en certains lieux , le même son se réitéré plu-sieurs fois.
Autres considérations fur les vents.
Il y a certaines cavernes qui engendrent (3) des vents con-tinuels: tel est ce profond abîme qui est aux limites de la Dalma -rie. Jettez-y le moindre poids , aulîi-tôt il s’en éleve un tourbillonorageux, qui change le jour le plus calme en une noire tempête.Ce lieu s’appelle Senta (4). Bien plus, dans la province Cyrénaï-que($) est une certaine roche qu’on dit être consacrée au ventaustral, & qui ne se souffre point prophanèr par aucun attouche-
signifie la plus baffe cave d’un vais-seau. Aulìì le lieu nommé par PlineSenta me paroît-il répondre au lieunommé actuellement même Setina ,aux confins de la Dalmatie & de laBosnie, au voisinage de Swi^a & deW^ra-Choua^, villes dont je parleraiau Livre 3 , ch. 22 , note 23 , & quej’etablirai avoir été le territoire des an-ciens Désidiates, le nom desquels ex-prime un peuple habitant une contréequi tire fa dénomination d’un abys-me. Locus ubi terra desidit hiatu. Plineparle de ces Délìdiates, vers la fin dutroisième livre.
(5) O11 veut que ce soit aujour-d’hui Corene. Le prodige dont parlePline, est à coup sûr un conte super-stitieux.
très-divergent à une certaine distance.Autrement, comment un son sorti dela bouche d’un homme pourroit - ilremplir en un instant une place publi-que ou une vaste plaine , & se faireentendre de plusieurs milliers de per-sonnes ?
(3) Gassendi fait mention d’unemontagne en Provence, ouverte aunord & au midi, mais fans communi-cation. 11 assure que de ces deux ouver-tures sortent deux vents opposés, les-quels par - conséquent s’engendrentd eux-mêmes dans la montagne. Gasi-siendi remarq. fur le xo. I. de Diog.Laert.
a PP;Uence que ce mot [entasignifiait la folle , le caveau , Sec. carle mot sientine qui eu paroît dérivé,.