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Tome premier.
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histoire naturelle, Liv. il. xj3

v°yag e antt c’eít pourquoi je vais traiter des vents, & je me permet-trai un détail plus scrupuleux peut-être qu’il n appartenoit à monplan • mais j’ai cru devoir cet égard à tant de milliers d hommesque ces vents dirigent fur mer.

Des differentes classes de vents.

Les Anciens nc comptoient en tout que quatre vents, selonles quatre parties du monde : Homere n’en nomme pas davan-tage (i). Cette méthode étoit trop groffiere, comme on ne tardapas à le reeonnoître. L’âge suivant en ajouta huit autres ; ce quiexigeoit un calcul trop subtil , 8 c formoit une division trop mi-nutieuse. L’âge qui suivit cette premiere réforme, prit un partimitoyen ; ce fut d’emprunter quatre vents du nouveau système,pour les ajoûter aux quatre du calcul primitif. Suivant ce der-nier compte (2), il y a donc deux vents annexés à chacun des qua-tre points cardinaux. Du lever équinoxial du soleil, souffle levent nommé en latin Subsolanus (3), & en grec Apeliotes : dulever bru mal (4), souffle le Vulturne (5 ), que les Grecs appellentEurus. Du Midi, souffle le vent austral, nommé par les GrecsNotus (6); & du coucher brumal j le vent d’Afrique, auqueî lesGrecs ont donné le nom de Libs (7). Du coucher équinoxial,souffle le vent nommé Favonius par les Romains, Sc Zéphyre parles Grecs : celui que nous nommons Corus { 8), ils le nommentArgeftes ; c’est le vent qui souffle de la partie du ciel où le so-leil íò couche au solstice d’Eté, Le vent Septentrion (p) souffle de

(7) Libs, c’est - à - dire Libien ouAfriquaìn. Nos Marins le nommentSud-ouest, ou Garbin , ou vent d A-val. Ils donnent auffi ce dernier nomde vent d’Aval au Zéphyre. J’explìque-rai à l’article du vent Mesès dans lanote 17, ce qui a donné lieu de con-fondre ainíî lçs noms des vents.

(8) Corus que quelques AuteursTom. '/.

( tels qu’Aulugelle & Apulée ) écri-vent Caurus, c’est le vent nord-ouest.II est un de ceux qu’on nomme auílîvents d’Aval.

(9) Septentrion , c’est le vent dunord, le vent de bise, &c. Les Grecsappellent ce vent Ap’A relias, c est-à—dire, ab Arçlo ou vent qui vient del’ourse.

V