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Tome premier.
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HISTOIRE NATURELLE, L IV. II. l6l

* lever de ì'Arcíure (y i) onze jours avant l’équinoxe d’automne^qui amene avec lui le souffle du vent Corus (3 2.). Celui-ci règnetout l’automne, soufflant directement contré le vent Vùlturne (3 3 ).Quarante-quatre jours ou environ après cet équinoxe automnal,,la retraite des Pléiades (34) donne entrée àl’hiver; ce qui arrivepour l’ordinaire le 11 de Novembre (3 5 },auquel tems commence àlouffler l’Aquilon d’hiver, bien différent de ces Aquilons d’étédont nous avons,parlé. Cet Aquilon d’hiver est: directement op-posé au vent d’Afrique (36). Sept jours avant & après le solsticed’hiver,la merse calme, &ses stotss’abaiílent pour favoriser l’effordes jeunes Halcions (37), d’où.ces jours-là ont été nommés Halcio-nides. Le reste du tems est rempli par la tourmente. Cependant le dé-chaînement des tempêtes ne ferme point le paffage des mers. La pre-mière fois qu’on vit des hommes s’expofer aux dangers de la naviga-tion pendant ces tems orageux , ce fut pour fuir (3 8) les invasions&. le fer des pirates : la crainte de mourir les fit ainsi courir au-devant d’une autre mort. Aujourd’hui la feule avarice suffit pournous porter i franchir un tel pas.

Les vents les plus froids font ceux que j’ai dit souffler du Sep-tentrion ; il faut y joindre le vent Corus., qui n’en est pas fortéloigné : ces vents ont la vertu de réprimer tous les autres, dcpurger l’air de nuages. Les plus humides font le vent d’Afrique,& íur-tout le vent Austral qui souffle en Italie. Le vent Cxciaspaffe.dans la contrée de Pont($y) pour attirera lui les nuages.

Pline, les pirates avoient été les pre-miers d’entre les hommes qui eussentcouru la mer pendant la mauvaisesaison : c’eft ce que la phrase de Plinene sauroit signifier. Notre Auteur ditexprelíément que les premiers quiè exposèrent aux dangers de la navi-gation en hiver y furent contraintspar la crainte même de la mort & par

les violences des pirates. Ce fut ainsique du tems des proscriptions d’Oc-

Tom.L

tave, d’Antoine & de Lepide, plu-sieurs des premiers personnages deRome échappèrent au glaive de cesbrigands, s’exposant aux dangers dela mer quelqu’orageuse qu’elle fûtalors. Cicéron tenta auffi ce parti pé-rilleux 3 mais la tourmente était sifurieuse, qu’il se découragea, & se fitremettre à terre : ce qui fut cause qu ilfut égorgé par les soldats d Antoine.

(3 g) Le Pont j région de f Asie mi-