HISTOIRE NATURELLE, Liy. II. I 6z
Le Corus & le Vulturne sont secs, excepté fur leur dernier rems,X/ Aquilon &c le Septentrion amenent des neiges : ce même Sep-renttion & le Corus engendrent des grêles. Le vent Aufiral pro-duit des chaleurs ardentes; le Vulturne & le Zéphyre des chaleursmoites: ils font cependant plus secs de leur nature, que le ventd’Orient, nommé Subsolanus. En général, tous les vents qui souf-flent du Septentrion & du Couchant, font plus secs que ceux quiviennent du Midi ôí de l’Orient. Le plus salubre de tous, c’est 1 A-quilon, étant à la fois plus sec & plus froid. Le vent du Midiest contraire à la santé , par la raison , peut-être , qu’il estplus humide : on croit que quand il souffle, les animaux sontmoins sensibles à la faim. Les vents Eté siens cessent vers la nuit,& fe levent dès la troisième heure du jour. En Espagne êc enAsie, ils soufflent de l’Orient ; dans le Pont, ils soufflent de lapartie boréale ; dans les autres contrées, c’est du Midi qu’ils vien-nent. Les vents Etésiens, nommés Ornitkies , soufflent aussi dèsle solstice d’hiver, mais très doucement Lé pendant peu de jours.II faut dire aussi que deux fortes de,vents changent de nature enchangeant de climats; car le vent Austral est serein en Afrique,& l’Aquilon y est pluvieux.
Presque tous les vents soufflent de telle forte, qu’ils fe ; succe-dent de proche en proche ; ou bien d’opppsition, l’un s’élevantquand le vent contraire est baissé. Quand ils fe succedent par pro-ximité, la progression fe fait de gauche à droite, comme celledu soleil. On connoît principalement au quatrième jour de lalune quel vent régnera pendant toute la lunaison. On peut na-viger même contre le vent , en lâchant inégalement le pied (40)
Latins appelloientpei.il y avoit donc lime des deux pédales ( prolatis pedi -une extrême différence entre allonger, bus) on faisoit biaiser le vent dans lace pied appelle p es , ou allonger l’unè^ voile, & par conséquent on en chan-ou 1 autre des pédales, appellées pedes, geoit la direction. Gr employer, com-Çar,en relâchant le pied, ( prolato me le fait ici l?lme, 1 expressionpede ) on ne changeoit tien à la direc- latis pedibus , c etoit exprimer qu’ondon dçs voiles; mais en relâchant jie Echoir dans chaqtìe voile qué