164 NATURALIS HISTORIA. LIB. II.
dem autem ventis in contrarium navigatur , prolatis pedi-bus, ut noctu plerumque, adversa vela concurrant.. Austromajores fluctus eduntur,quam Aquilone; quoniam ille in-fernus ex imo mari spirat, hic summo :ideoque post Aus-tros noxii, pratcipuè terras motus.. Noctu Auster, interdit!Aquilo vehementior. Et ab ortu flantes diuturniores sunt*ab occasu flantibus. Septentriones impari fere desinunt nu-mero : qux obier.vatio etiam in aliis multis rerum Na-turae partibus valet. Mares itaque existimantur impari nu~mero.-
Sol 8c auget, & comprimit flatus. Auget exoriens oc-cidensque ,. comprimit meridianus aestivis temporibus.Itaque medio diei aut .noctis plerumque sopiuntur , quiaaut nimio frigore , aut aestu solvuntur. Et imbribus venti.fopiuntur. Expectantur autem maxime., unde nubes dis-euflas adaperuere coelum. Omnium quidem ( si libeat ob+servare minimos ambitus ) redire easdem vices quadriennio
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lune des pédales , puisqu’on n’em-ployoic cette expression au pluriel queîorsqu’on considérait les pédales com-me deux unités distinctes lune del’autre, les nommant alors pedes , aulieu que leur assemblage se nommoitj ves au singulier, lorsque ces deuxunités étoient censées n’en fairequ’une. En effet, Virgile, qui décritf opération de tendre la voile, dit ex-pressément que le pied, qu’il. appellepes au singulier,consistoit dans un ten-dage égal de la voile à droite & àgauche.
Vnà omnes fecete pedem ; pariter que sinistros -
Nunc dextros solvere sinus.
Et pour qu’on ne doute point qiùl
s’agit ici des voiles tendues également, .lè Poète ajpute :
Ferunt sua' stamina- ctailem,
c’est-à-dire, la flote vogue au gré du*vent qui lui efl le plus avantageux. Ce.qu’on ne pourrait dire si le vent neíouffloit que de biais &• non à voilesdirectes. Or le vent ne peut souffler à.voiles directes que lorsque les cordesou pédales des voilés font tendueségalement. Cette distinction du mot-pes &c du mot pedes est tellement es-sentielle en cette occasion, que Plinese serait exprimé très incorrectementsi prolatis pedibus signifioit là mêmechosë que prolato pede , puisqu’il setrouverait s’ètre servi, pour désignerle tendage inégal des voiles, de la