HISTOIRE NATURELLE, LIV. II. 1 6 j
aux voiles. C’est de eette force qu’il est souvent arrivé la nuit qv.Edeux vaisseaux se soient heurtés d’oppositiondirecte,..leurs voilesle trouvant enflées en sens contraire.-Les vagues font plus fortespar levent du Midi que par T Aquilon'; parceque celui-ci ne souffleque de haut, au lieu que l’autrc souffle sur mer du plus Bas pOmtde l’horison : auffi les-tremblements de terre les plus pernicieuxdè tous, font ceux qui suivent le vent Austral. Son souffle le plusviolent est; la nuit j.au liem que l'Aquilon a sa plus grande force :pendant lé jour. Les vents Orientaux durent plus long-tems'quôles vents du Couchant.- Les vents Septentrionaux ont presque-toujours une durée de- jours impairs , Lé l’on peut observer que la-Nature tient à ce genre de nombre dans .beaucoup de procédés..Ces vents de durée impaire font auffi réputés mâles.
Le soleil tantôt augmente tantôt réprime la violence des-vents. II l’augmente à ion lever &. à ion coucher; il la réprime à;midi dans les tems chauds. C est pourquoi lès vents s’àílhupiílent;d’ordinaire m milieu du jour & de la nuit, par la raison que letroppgrand froid ou la trop grande chaleur les diflout. Les pluies font-auffi fur eux ce dernier effet (41). On attend les vents fur- tout du’côté oh les nuages écartés à droite & à gauche lai stent une grande :partie, dú ciel à découvert. Quant aux périodes complets du re-tour des mêmes vents-ramenés aux mêmes époques, Eudoxe les fixe"à quatre années révolues ( j’entendsdés années (4^2 ) communes ),.>
mcme expre/fion dont Virgile se sertpour désigner lé tendage egal. Argu-ment que je crois faus réplique.
(41) De-là le proverbe trivial,.petite pluie abat grand vent,
(41) J’ entends des années commu-nes. Personne ne s’est doute que cetteparenthèse (si libeat observare mini-mos ambitus ) signifié : S’il vous plaîtdîobserver pue les années dont il va êtrequestion font de petites années , Póurentendre ceci, il'faut savoir que 1 ’ân-liép d’Eudo.xe comprenoic huit années
telles que les nôtres, comme le re-marque Alexander ab Alexandro ,livre 3, chap. 2.4.. Voici ses paroles :Eudoxi annus octo, ex nojïrís continet,Pline donc, prévoyant que le nom,d’Eudoxe pourra induire en erreur furi’espece des -années dont il fera ques-tion , a soin de prévenir que les an-nées dont va parler Eudoxe ne fontpoint des annees artificielles de huitans ( ce qu’on appelloit proprementVannée d’Eudoxe') ni encore des an--nées artificielles de trois olympÌLdes>
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