histoire naturelle, L IV. II. 169
place à l’autre, toujours agité d’une rotation rapide. Les Naviga-teurs 11’ont point de fléau plus à craindre : il rompt non-feulementles antennes, mais le vaisseau même, qu’il brise avec une excessiveviolence. On ne connoît contre lui qu’une foible ressource, c’eítde jettera fa rencontre du vinaigre (3), cette liqueur étant trèsfroide de fa nature. Le Typhon, en tombant (4), fe releve par fapropre chiite, tellement qu’il enleve pompe en-haut (5) ce qu’ilrencontre autour de lui au moment de la répercussion. S’il y a eudétonation, & que l’ouverture de la nuée ait été considérable,Tans cependant être aussi large que dans les orages de la premiersclasse, ces ouragans prennent le nom de Trombes (6) : leur pas-sage ne laisse rien fur pied. Ce font les mêmes qu on nommePrefleres en grec, quand ils fe manifestent accompagnés d’éclairs.& de flammes. Alors non-feulement ils terrassent, mais encorebrûlent & consument tout ce qu’ils touchent.
Autres orages prodigieux.
L’Aquilon ne produit point de Typhons ; & Ton ne vokjamais le tourbillon nommé Ecnepkias tant que la neige tombe,ou qu’elle n’est point fondue. Si ce dernier vent rompt la nuée& s’enflamme tout d’un tems, jc veux dire s’il a pris feu au mo-ment même, & non postérieurement à ce choc, il produit aussi-tôt le carreau de foudre : en quoi il dissere autant du Preflere, que
tube dont on exprimeroit l’air. Ces.forces de typhons orageux font trèsfréquents aux environs de la Chine &.à la Chine même, comme plusieursVoyageurs me i'ont assuré..Un d’euxnfa protesté quêtant à Canton il avoitété témoin d’un typhon terrible qui, dans une feule nuit. fit périr plusieurs•milliers de ces familles Chinoises,qui, vu la prodigieuse population dupays, habitent dîjfs des bateaux lelong des neuves.
(6) : Trombe est le nom que je crois
Tarn . L
devoir donner au tourbillon que dé-crit ici Pline. Ce qui me fait penserqu’il s’agit d’une trombe en cet en-droit , c’est que notre Auteur observeque la colonne orageuse qu’il décrit aune certaine largeur à ía naissance.Or nous donnons le nom de trombesà ces colonnes orageuses,du mot ita-lien tromba , qui signifie une trompe ,parcequ’elles représentent assez bienl’image d’une trompe dont le boutlarge seroit dans la nuée. Les trom-bes font fréquentes auprès de '-er-
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