HISTOIRE NATURELLE, Liy. II. IJ$
qu’iui Marcus Herennius (3), de la ville municipale de Pom-pées (4) , étant alors Décurion , fut frappé de la foudre par unrems serein (5 j.
Observations des Anciens.
Les Livres des Toscans (1) comptent neuf divinités quilancent des foudres; mais quant aux foudres mêmes, ils en comp-tent jusqu'à onze, d’autant que Jupiter~*selon eux , en lance troisà lui tout seul. De tant de foudres ,,les Romains n'en admettentque deux , attribuant à Jupiter celle du jour, & à Summanus (i.)celle de nuit , qui est la plus rare, à cause de la fraîcheur de l'airen tems nocturne. Ces mêmes Toscans pensent que les tonner-res qui surviennent vers le solstice d’hiver, & qu’iis appellent in-fernaux, font émanés de la terre : ils les regardent comme fu-nestes Sc exécrables, d’autant qu’ils n’ont point leur source dansles éléments généraux des choses , & qu’ils ne procedent pointdes astres, mais qu’ils font comme toutes les autres productionsterrestres d’une nature plus prochaine, & par conséquent plustrouble. Une preuve évidente, selon eux, que ces derniers ton-nerres font beaucoup plus matériels , c’est que toutes les foudresémanées du ciel ont une direction oblique, au lieu que cellesqu’on nomme terrestres tombent perpendiculairement. Mais laraison qui les fait faussement regarder comme émanées de la terre,,e’est qu’ils naissent d’une matière très voisine du globe: en effet,s’ils sortoient de terre, ils ne pourroient, ni s’eleverplus haut, niêtre repoussés vers leur source sans donner quelqu’indice de cette
tes de i’antiquité de leurs annales ,ainsi que de leurs connoìssances vraiesou fausses en fait d’Astronomie ; ilss’adonnoient fur - tout à l’Astrologiejudiciaire & à la science illusoire despronostics en tout genre. On lesnommoit auffi. Hétrusques , l’anciennom de la Toscane étant sHctrurie.Ce Íiior s’écrit aussi fans /?,. Arnobe
appelle à juste titre l’Hérrurie la meredes fuperjìitions. Au reste la Toscanea la gloire, d’avoir donné naissance auquatrième ordre d’architecture.
(r) Summanus y c ètoìt le Pluton des.anciens Latins. Marcianus nous ap-prend que ce nom signifie SummusManium , c’est-à-dire., le Dieu des,Mânes..