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Tome premier.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. I I. l8'/

Des pluies prodigieuses de lait , de sang , de chairs , de fer ,c/d laines , c/e briques , <S’f.

En outre, les momuments historiques font foi qu’on vittomber de la partie inférieure de l’air , du lait (i) 6e du sang,fous le Consulat (i) de Marcus Acilius & de Catus Porcius; &<qu’il plut des chairs plusieurs fois, entr’autres fous le Consulatde Lucius Volumnius & de Servius Sulpitius (3) : on ajoute quecelles de ces chairs que les oiseaux n’enleverent point, ne pu-rent se corrompre. L’année qui précéda la défaite de MarcusCrasius par les Parthes, dans laquelle périrent avec lui tous lessoldats Lucaniens, qui étoient en grand nombre, on remarquaqu’il avoir plu du fer dans la contrée Lucanienne (4). Les par-celles de fer en question restembîoient fort à des éponges. Les Arus-pices consultés là-deíTus , répondirent qu’il fallait craindre lesplaies den-kaut. Sous le Consulat de Lucius Paulus & de CaïusMarcellus , il plut de la laine autour du fort de Carissan, auprèsduquel, à un an de-là, Titus Annius Milon fut tué (5). Dansles actes de la même année, il est écrit qu’il plut des briques,tandis que la cause de Milon se plaidoit.

de terreins, opérer un départ naturel,& mettre à découvert les parties fer-rugineuses. Quant Lux pluies de bri-ques , il en tombe en tout pays par devrands vents , mais c’est asturémentfans aucun miracle, ces briques ve-nant des maisons, St non pas du ciel.Pour les pluies de laine , lexplicationen est toute simple ; il ne faut que duvent & le voisinage d’une bergerie oud’une draperie pour produire ce pro-dige.

(z) L an de la fondation, de Romeí8j , selon les Faste? consulaires.

(3) L’an de la fondation de Rome704, selon les mêmes Fastes.

(4) C’est la contrée de Basûitata.

(5) César & Patercule écrivent queMilon fut tué d’un coup de pierre ausiège de Consa , qui est une ville situéefur VOfanto , au pied de l’Apennin. Cefort de Carissan étoit donc voisin deConsa. Cette explication , qui se con-cilie avec le texte est bien plus raison-nable, que le parti que prennent quel-ques-uns de changer Annius en Mani-lius , St Carijfanum en Cojfamm.