HISTOIRE
N A T U R E E L E ^ Li y, j j m 'iZt
tant quil peut, ses voisins, qu’il usurpe du leur autant qu'il est enlui, & qu’jl cherche, en creusant son fossé , à le faire aux dépens
du terrein le plus proche. Cependant, quand nous aurons reculéàdexcès les limites d’un champ, ÔC que nous en aurons chassétous les habitans, je voudrois bien qu on put me dire quelle por -7tion de la terre cela peut.s’appeller, ou quelle portion de terreni lamort laissera définitivement à celui qui en aura envahi, me me angré de son ambition.
Que la terre ejl au milieu du monde . ’ ■ í
La TER.E.E est au milieu de'tout l’univers f i ) : des raisons in-vincibles le démontrent , mais principalement le partage égaldes heures au tems de l’équinoxc ; caries instruments dioptri-ques (2) ont fait voir , que fi elíe n’étoit pas justement au milieu,il seroit impossible que les jours se trouvassent égaux aux nuits.Ces instruments , dis-je , en font une preuve , puisqu’iís convain-quent 110s yeux , qu au tems des équinoxes, sombre' du levantLc du couchant forment une même ligne ; de même qu’au temsdes solstices , sombre du lever solstitial forme une même ligneavec le coucher brurnal \ ce qui n’aurolt absolument point lieu íila terre étoit située ailleurs qu a u milieu du monde.
Du lever inégal des ajlres. De Véclipse , oìi & comment elle
Jefait.
Indépendamment des cinq zones dont nous venons deparler, la sphère est encore impliquée de trois autres cercles quiservent à distinguer les inégalités du tems ; deux de ces cercles
les abîmes du firmament, dont il n’estdonné à aucun mortel de sonder laprofondeur.
(2) Ce que les Anciens appelloientdioptra étoit un instrument qui kis-jsoit pafiage à k lumière, non à tra-vers .un corps diaphane & cristallin,
mais par un espace à jour, tels font lescadrans solaires qui marquent lssieurepar un point lumineux, au lieu de kmarquer par lombre. Malgré cela jeme suis lervi du mot ombre, parcequ il peint mieux ce que Pline veutdire, & qu’on 7 est plus fait.