histoire naturelle, L I y. II, 2.2.)
sont appellés tropiques & marquent les solstices. Le cercle tro-pique ou íolsticial d’été est le terme où le soleil s’arrête dans lesplus grands jours de l’été ; ee cercle régné fur la plage septentrio-nale, qui est la partie du globe la plus élevée. Au Coté directe-ment opposé, est l’autre tropique , qui est le terme ou le soleils’arrête aux jours de Tannée les plus courts. Entre ces deux ex-trémités , & par le milieu du zodiaque, s'avance le cercle équi-noxial. La raison des autres phénomènes qui font notre étonne-ment , est dans la convexité de la terre, convexité dans laquelleje comprends auilì les eaux. Carc’est ainsi, fans contredit, qti’onpeut expliquer pourquoi les constellations septentrionales ne sccouchent jamais à notre égard ; pourquoi au contraire les cons-tellations australes ne se levent jamais pour nous , & que réci-proquement celles-ci ne peuvent jamais voir celles-là, ni celles-là les premières1c globe de la terre s’éleyant entr’elics , &í leurformant un rideau ; tellement que les Troglodytes , ni leursvoisins les Egyptiens , ne voient jamais les sept étoiles du Chariot ycomme Títalie ne volt jamais leur étoile Canope ( i ), ni leur che-veu (z) de Berenice, ni cette autre étoile insigne qu au te ms
lui persuada que íes Dieux avoientreçu cette chevelure parmi les astres.Je présume que le nouveau phénomè-ne qu-il fit voir àPtolémée étoit préci-sément ce cheveu de Berenice, qui,selon Pline, étoit dans la partie aus-trale du ciel. Et quelque tems après lesAstronomes ayant trouvé dans- les si-gnes- septentrionaux encre le Bootès,la grande Ourse, le Lion & la Viergeplusieurs étoiles acéphales & qui n’a-voient point encore de nom y je me fi-gure qu’ils. imitèrent la flatterie; doncavoir usé Co non ,8c qu’ils nommèrentcet assemblage d’étoiíes anonymes lachevelure da Berenice ,sans doute pouxfaire leur cour à cette même Beremce-ou à quelqu’autre Reine cl Egypte du.
que ce premier des Ptolémées qui étoitné Macédonien nauroit fans doutepoint épousé sa sœur, ce qu’on neîauroit trouver auíïi étrange dans sesdescendants, plus faits que lui auxcoutumes bifarres de' l’Egypte. Quoiqn’il en soir, le Roi étant allé à uneexpédition- lointaine , Berenice fitvœu de faire aux Dieux le sacrifice deíes cheveux si l’expédition étoit heu-reuse, & elle tint parole ; car elle allaporter fa chevelure dans un temple,St l’of&it publiquement à Vénus. Aquelque tems de-là cette chevelure nefe trouva plus,, ce qui.fembloit de fâ-cheux prelage, & donna beaucoup dechagrin- a- Ptolémée • mais. il fut con-sole par le Mathématicien Conon, qui