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Tome premier.
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HISTOIRE NATURELLE, L I V. I I. L Z 5,

circonstances de rems. II est encore de faic qu’à Bérénice, ville desTroglodytes (3), Kc, ( fans quitter la même Nation ), quatre millehuit cents vingt stades (4) plus loin , dans le Bourg de Ptolémaïdeconstruit fur le rivage de la mer à Toccaíion des prernieres chassesqu’onait faites des Eléphants ; il est, dis-je, de fait, que dans cesdeux endroits, le même effet dont on vient de parler a lieu qua-rante-cinq jours avant 8c après le solstice, èí que pendant cesquatre-vingt-dix jours , les ombres fe rassemblent ôí s’abforbentdans le point central du méridien. Enfin , c’est par une fuite decette même théorie , que fur le Nil dans l’Isle de Meroë, qui est lechef-lieu (y) des Ethiopiens, à cinq mille stades de Syene , sombres’abforbe pareillement deux fois Tannée ; à savoir quand le soleilest au vingt-deuxieme dégré du Taureau, & quand il est au qua-torzième du Lion.

DanslTn.de, au pays où habitent les Oretes ( 6 ), est la monta-gne de Malée, qui, pendant Tété, jette son ombre au midi, êcpendant Thiver au septentrion. C’est auffi-là que les sept étoiles duCharriot ne fe voient que pendant quinze nuits. Dans TIndeencore est le port de Patale, T un des plus fréquentés qui soientau monde ; là le soleil fe leve à droite (7), & l'ombre fe jette ailmidi. Durant le séjour qu'Alexandre'fit dans cette contrée, lesGrecs remarquerent qu’on ne voyoit le Charriot céleste que pen-

montagnards, & ne soit par consé-quent qu’un surnom local cl’une na-tion dont le nom distinctis étoit celuide Suares. Au surplus je soupçonneque ces Oretes font les mêmes queLucain appelle Orejîes „ & qu’il faitvoisins des peuples Carmanes. 11 placeceux-ci par-delà le Tropique du Can-cer , & il dit que la grande Ourse n’estpas enrierement plongée pour euxdans l’Océan, Sc que le Bootes luit àleurs yeux quelques instants de lanuit. Si ma conjecture doit être ad-mise , il faut corriger , d 5 après Pline ,

Orefias par Oretas , ou même parOretes dans ces vers en question de laPharsale , livre 3 .

Time furor extremos movit Romanus OrefiasCarmanosque duces, quorum devexus in austros.iBther non rotam mergi tamen aspicit ArctonLucet ôc exiguâ velox ubi nocte Bootes.

Vers qui ont fort intrigué les Com-mentateurs , & que ce passage de Pli-ne semble expliquer.

(7) Pline ne paroît point conformeà lui-même en cet endroit. II a établiau commencement de ce Livre & all

chapitre cinquante-quatrieme, que la

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