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Tome premier.
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274
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2'74 NATURALIS HISTORIA L I B. II.

Qute terraesesorbuerunt.

Caput A tqu e ut sinus &c stagna praeteream , ipsa se condens9 terra devoravit Cybotum altistimum montem, cum oppi-*do Curite; Sipylum in Magnesia, & prius in eodem lococlarilsimam urbem quas Tantalis vocabatur; Galanis & Ga-males urbium in Phoenice agros, cum ipsis } PhegiuixtJEthiosix jugum excelsissimum.

Que urbes hauste sm à mari.

Caiut ^ AN Q U AM non infida grastarentur & littora, Pyrrham

%z.

( i ) Qu étoit cetre ville de Curite ?où étoit eette montagne deCybote?Ce font aujourd’hui deux questionspresqu’insolubles. Nul lieu dans laGéographie ancienne qui se nommeCy bonis par un y : elle nous montre àla vérité un lieu nommé Cibotus par uni simpleaux environs d’Alexandrieen Egypte. Elle nous apprend auílì queCibotus étoit le surnom $Apamée ,villede la grande Phrygie, vers le fleuveMéandre,c’est-à-dire vers le même lieuoù Pline, ch. 8 5 de ce 2 e liv., observequ’il est arrivé de grands changementsdans. la superficie du sol, nous assu-xant que les campagnes qu’arrose leMéandre étoient autrefois, entiere-tnent couvertes par la mer. C’est peut-ètre là qu’il faut chercher la ville deCurite. Mais on ne peut former quedes conjectures très vagues à cet égard,les manuscrits n’étant point ici d’ac-cord entr’eux j car trois de ces manus-crits portent Carice , un autre Curice.11 paroît même par le Dictionnairehistorique latin imprimé en 15 78 chezJean Macée, que quelques-uns ont lûen cet endroit Cantate , tous noms in-connus dans l’ancienne Géographie.

(2) Sipyle fut renverse par un grandtremblement de terre sous le régné deTantaLe. S’il en faut croire Aristote(Météorol. livre z ,ch. 8.) &Strabon,.livre 1, cette ville étoit la capitale de.la Mœonie. Pline en reparle au livre 5,ch. 29. Solin dit austi que Sipyle s’ap-pelloit auparavant Tantalis , 8 c non.pas Tantalus , comme Ortelìus a lû.

(3) Je dois observer que presquetous les manuscrits portent Galènes 8 c.Galames , au lieu de Galanis & Ga-tnales. Les autorités nous manquent,aujourd’hui pour pouvoir prononcerentre ces deux leçons.

. (4) Nul Auteur, que je sache, nefait mention de ce mot Phégius, cequi doit faire penser que l’événement.dont parle ici notre Auteur est d’une,excestive antiquité.

( y ) Après cette phrase, on a joint:jusqu’ici dans les éditions les six pre-miers mots qui commencent la pre-mière phrase du chapitre suivant, ce.qui j étroit une étrange confusion dansle sens de tout ce passage. Dupinet estle premier qui s’est apperçu que cessix derniers mots appartenoient au:chapitre qui fuit. L’édition d’Elzevire