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HISTOIRE NATURELLE, LIV. II. 2Js
Des terres quise sont absorbées d elles-mêmes.
Pour. ne point parler des golfes Lé des étangs, la terre s’ab-sorbe quelquefois elle-même : e'elì ainsi quelle a englouti lcmont Cybote qui étoit dune hauteur prodigieuse , 6c en mêmetems la ville de Curite ( i ), auísi bien que Sipyle (i) en Magnésie,ôc dans le même lieu longtems auparavant une ville très celebrequ’on appelloit Tantalis ; de même ont disparu Galanis (3) Se Ga-in alé , deux villes de Phénicie, avec les campagnes d’alentour,Sc le mont Phegius (4), le plus élevé de toute î’Ethiopie (5).
Des villes que la mer a englouties.
Pour que vous ne pensiez pas quil y ait plus de fureté versiezlieux où la terre confine à la mer, observez que la mer a couvertde ses eaux Pyrrha ( 6 ) Sc AntiíTa (7) vers le Palus-Méotide; auísi
Bura avec des villes de, meme nomdont il est question dans les autresAuteurs & dans Pline lui-mcme. Aumoins n’est - il plus question de cesdeux dernieres villes postérieurementà l’époque de la bataille de Leuétre jcar c’est deux ans avant cette bataillequ ’ Elice & Bura furent englouties ,accident fur lequel le philosophe Cal-listene, celui qu Alexandre fit mourir,avoir composé un ouvrage qui s’estperdu. Voyez Seneque , questions na-turelles , livre 5>, ch. z 3. Aristote ( demundo ) ch. 4. Strabon , livre. 1 , &c.Ovide parle auffi de cet événementdésastreux, Métam. livre 15 ; mais ilappelle Buris la ville que Pline appelleBura.
Si quiras Elicem & Butin Acbaidas uíbesInvenies sub aquis , 8c adhuc ostendere NautasInclinata solent cum moenibus oppida messis.
Pline reparlera de la submersion deces deux villes, livre 4, ch. 5.
(7) Notre Auteur a parlé d’une an-
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s’est auffi conformée en partie à cettecorrection., & si les six mors en ques-tion n’y sont pas rejettés à F autre cha-pitre , au moins y a-t-on indiqué parla ponctuation que le sens étoit sus-pendu , attention que n’a point eue lePere Hardouin. Au surplus une divi-sion auffi fauste qui se trouve dans tousìes manuscrits comme dans toutes leséditions, jointe au peu de rapportqu’il y a quelquefois entre les tirres,éc les chapitres, &c sur-touc la faussepartition des matières : tout cela prou-ve que ces titres & ces divisions dechapitre ne font point de notre Au-teur , & qu ainsi .tout le premier livrede Pline est supposé. Or cette supposi-tion me paroî t avoir été faite vers letems de Charlemagne j car les plus an-ciens manuscrits que l’on ait aujour-dhui de Pline, n’excedent pas, à cequ on croit,huit cents ans d’antiquité.
(6) II ne faut point confondre cettePyrrha ainsi que Anujsa , Elice ôc