histoire naturelle, liv. u. r8z
Lydie, sont les iíles nommées Calamines (6), qui se meuventnon-seulement par la force du vent, mais qu’on fait flotter com-me on veut avec une perche ; plusieurs de nos citoyens échap-pèrent par le moyen de ces iíles à la proscription de Mithridate.On en trouve ausiìde petites dans le fleuve Nymphée (7) , aux-quelles on a donné le nom de Saltuaires , parceque si l’on y fait dela symphonie , on les fait tressaillir Lc se mouvoir en battant lamesure avec le pied. Dans le lac de Tarquinies (8) , qui est undes plus considérables de toute l’Italie , on en voir deux qui semeuvent, elles Sc leurs forêts , de maniéré à former au gré du ventdiverses figures régulières , telles qu’u n triangle ou un cercle,mais jamais un quarté.
En quels lieux de la terre il ne pleut point : exemples accu-mulés des merveilles de la terre & des autres éléments.
Venus a un Temple célébré h Paphos (r) , fur l’autel du-quel(i)il ne pleut jamais. On remarque le même phénomène aNéa (3) ville de Troade, autour de la statue de Minerve : on y re-marque de plus que les restes des sacrifices laissés fur l’autel, ne fccorrompent point. Auprès d’Harpase (4) , ville d’Asie , est uneroche d’une malle effrayante qu’on remue avec le seul doigt , &auquel on réimprimera aucun mouvement en la pouffant avectout le poids du corps. Dans la Chersonese Taurique , dans lacité de Para-sinos(y) , est une forte de terre qui guérit générale-
qui porce Aram ; mais cette feule au-torité nous suffit, & doit ici prévaloircontre toutes les autres,quoi qu’en disele Pere Hardouin, puisque nous sa-vons par Tacite que ce n’est point dansla cour du tórqple, mais fur 1 autelmême que fe passoit ce phénomène.Cet Auteur observe que le temple deVenus Paphia étoit sans couverture.
- (3) Etienne de Bysance la définit laforteresse & le boulevard deja Phrygie ;çuais comme forteresse se dit en grec
K orne , cela a abusé Ortelius, qui s estfiguré que Corné étoit un surnom deNéa. .
(4) Harpafa , ville de Cane dans lapartie qui confine à la Méditerranée.
(5) Cette ville, selon la plupart desGéographes, est la même que Ptolé-mée appelle Parojla. En effet, Plinedit que dans la ville en queition fetrouve une terre qui est un remede atous maux. Or Parojla paroît venirde Pa, qui en grec, en dialecte do-
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