2,84 naturalis historia l I B. II.
impellatur , resistens. In Taurorum peninsula in civitátdParasino , terra est, qua sanantur omnia vulnera : at circaAston Troadis, lapis nascitur 5 quo consumuntur omniacorpora ; Sarcophagus vocatur. Duo sunt montes juxta flu-men Indum, alteri natura est , ut ferrum omne teneat, al-teri ut respuat ; itaque si sint clavi in calceamento , vesti-gia avelli in altero non posse r in altero sisti. Locris & Cro-tone pestilentiam nunquam fuisse, nec ullo terras motulaboratum , annotatum est ; in Lycia verò semper à terrasmotu xl dies serenos esse. In agro Ardano frumentum sa-tum non nascitur. Ad aras Murtias, in Vei en te , & apudThusculanum , &c in sylva Ciminia , loca sunt, in quibusin terram depacta non extrahuntur : in Crustumino natumfœnum ibi noxium, extra salubre est.
r ique signifie ubi 3 & de roftai 3 quidans certe même langue signifie sani-tate valerb. Pa-rosta paroît donc signi-fier ubi sanitas. y c’est-à-dire le lieu oùl’on guérit, le lieu où l’on devientsain, le pays de la guérison, Sec. Plineayant trouvé ce mot parojla trop durs’estservi d’un mot grec équivalent,mais beaucoup plus doux, & qui fansdoute étoit aulli en usage pour dési-gner cette ville : cet équivalent plusdoux c’est para-finos 3 composé deextra 3 Sc de 2 ivoç morbus 3 ma-lum 3 nocumentum , vulnus 3 Sec. Parconséquent para-sinos, qui signifie ex-ception de tous maux est le synonymede parofia 3 qui signifie le pays de laguérison. Je fuis entré dans ce détail,pareeque les Commentateurs & Inter-prètes de Pline ont paru incertains sila ville Para -finos de Pline étoit laPa-rosta de Ptolémée, & que ceuxqui ont assuré que ces deux villes
croient la même, n’en ont apporté au-cune raison.
if) C etoit donc quelque terre so-laire du genre des terres sigillées deLemnos , de Sinope , de la Chine , del’Arménie, &c. M. Valmont de Bo-mate observe à l’article Bols , que lesterres sigillées, des Anciens portoientla plupart l’empreinte dùme chevre,emblème de Diane. Il est à croire quela terre sigillée qui portoit cette mar-que étoit celle de la Chersonese Tau-rique dont Pline parle en cer endroit ;car on sait qu’il y avoir là un templedédié à Diane Se mémorable chez lesPoètes par l’avanture d’Oreste. & d’I-phigenie.
( 7 ) Je parlerai de la ville d’ Assos àpropos de la Troade au livre suivant& ailleurs , auffi-bien que de la pierresarcophage 3 nom qui signifie ro ge-chairs. Voyez ia Table aux mots Aor-cophagus Se /ijjQS*