HISTOIRE NATURELLE, LI y. II.
observation qu’011 a fort cherché à vérifier sur la côte océaniquedes Gaules, mais quine s’est trouvée réelle qu à l’égard de l’homme.
De Vinfluence de la lune , tant Jhr la terre que fur la mer.
Ces considérations semblent confirmer l’opinion de ceux quiregardent la lune comme l’astre ( 1 ) de la vie ; qui pensent qu’en.cette qualité c^est elle qui nourrit la terre, 8c qu’enfin sa vertu esttelle , que tous les corps s’empliíTent à son approche, 8c se désem-pli fient à sa retraite, en sorte que tous les coquillages (r.) crois-sent tandis qu’elle croît; 8c que principalement son influence sefait sentir à tout ce qui est privé de sang , encore qu’il soit prou-,vé que le sang humain croît 8c décroît lui-même (3) selon le cours-de la lune : influence qui s’étend jusques fur les feuilles , jusques-fur l’herbe des pâturages , 8c dont, comme une vie insinuante (4),le pouvoir pénétre généralement pat- tout : comme je rétabliraien son lieu (5).
Quelle e f t'influence da soleil , & pourquoi la mer effilée'»
Lu Sor e il par son ardeur deíFeche l'humidité r c’est pour-quoi les anciens ont dit que c’est un astre mâle qui brûle 8c ab-sorbe tout (6) , 8c que fi la mer dans fa plus grande étendue est de
qu elle augmente ou diminue selonles phases de la lune.
(4) Je lis in omnia eadem pene-trante vi vitâque comme le sens l’e~xige. Au lien.de vitâque on. a lu j ris-qua présent itaque , qu’on rejettoitau chapitre suivant-, ce qui formoitun sens absurde , puisque le chapitresuivant ne sauroit être une conclu-sion de celui - ci : auffi les interpretesont - ils pris le parti de ne point tra-duire cet itaque qui formoit un contre-sens manifeste.
(5) Et particulièrement au livre 18,dh. ZA-
(6) Peut-être cela signifie - t - il ,cejlpourquoi les Anciens, ont fait lesoleil du genre masculin , & ont ditqu il brûle & absorbe tout. Ce raison-nement, en partant des préjugés an-ciens ,, seroit plus conséquent qu’onne le croiroit d’abord. Voyez le livre16, ch. 40, où Pline observe expres-sément qu’en toutes choses, & mêmeà l’égard des plantes, qui dit mâle ditplus fort, plus robuste, &c. in. omni--bus .... mascula differentias gema-ris augent. Theophrastehist. livre 5 ,,écrit précisément la même chose.Nous-verrons dans le chapitre suivant, que;