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Tome premier.
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34^ Remarques de

conde planète se retrouvent dans lamême position, & leurs mouvementsdoivent s’aíTujettir de rechef aux mê-mes loix.

Page 66, Chap. XIII. Sed ah aliisatque aliis hoc cerni. Si la lune ne s'e-cartoit point de l’écliptique , si ellen’avoit pas très souvent de la latitude,le soleil & la lune s’éclipseroient àtoutes les conjonctions 8c oppositions.Il faut, pour qu une éclipse soit polsi-ble, que la rencontre des deux plane-tes se fasse vers les nœuds ou à unecertaine distance de ces points. Deuxéclipses de soleil peuvent se suivredans un mois, l’une se faisant d’un descôtés du nœud, 8 c l’autre de l’autre,ce qui n’exclud pas , mais ce qùi tenda u contraire plus infaillible une troi-sième éclipse,mais dune autre espece,entre deux.

Page 66, Chap. XIII. Semel jamacciderit ut in occasu luna deficeretutroque super terram conspicuo sdere.Les Anciens ne soupçonnoient pasque presque toutes les apparences cé-lestes font altérées par les réfractionsastronomiques ou par la courbure queratmosphere qui nous environne causeaux rayons de lumière qui nous vien-nent des astres. C’est Tycho qui lepremier a bien reconnu cet effet, ôcqui a entrepris d’en déterminer lesçirconstances. Loríqu’un astre est exac-tement à l’horison , il nous paroît àune certaine hauteur au - dessus, 8csouvent de trente - deux ou trente-trois minutes, parceque ses rayons ense pliant dans l’atmofphere nous par-viennent comme s’ils nous venoientde plus haut. Ce fait supposé , il n’estpas étonnant que nous voyions le so-leil d’un côté & la lune de l’autrependant qu’elle est éclipsée. Les deuxastres font réellement en ligne droite& à l’opposite l’un de l’autre; mais siIsiin des deux est esse dry ement un peu

M. Bouguer

au - dessous de la terre, la réfractionastronomique l’éleve assez pour lerendre visible. Les Astronomes mo-dernes ont observé plusieurs de ceséclipses horisontales de lune.

Page 68, Chap. XIV .Detrahentem-que ìn diminutionem. Quand meme lèmouvement de la lune seroit parfaite-ment uniforme, l’intervalle entre lelever des deux planetes n’augmente-roit pas d’une maniéré égale, commele prétend Pline. La réglé qu'il proposen’est bonne tout au plus que dans lasphere droite; mais dans les autresendroits elle est tout-à-fait défectueuse.Si la lune est éloignée du soleil d’unquart du ciel, il y aura à peu - près sixheures d’intervaíle entre les passagesdes deux astres par notre méridien jmais ce ne fera pas la même chose en-tre les deux couchers ou les deux le -vers, à cause de l’obliquité de notrehorison.

Page 7 6, Chap. XVI .Altéra suhli-rmitatum causa quoniam à suo centroapsdas altijjimas habent in aliis sgnis,II s’agit ici des épicycles que les Astro-nomes anciens avoient imaginés pourrendre raison de toutes les irrégulari-tés du mouvement apparent des pla-netes. II ne suffisoit pas de faire décrireun cercle à la planète, il falloir en-core lui faire parcourir un autre cer-cle , mais plus petit, qu’on nommoitépicycle 3 8 c dont le centre étoit trans-porté sur la circonférence du premier.On attribuoit à la planète, sans y pen-ser, le mouvement même de la terreautour du soleil ; oii chargeoit la pla-nète de son mouvement propre 8 c dunôtre. L’épicycle servoit à faire cetteattribution ; mais pour ne fe pas trom-per, ou pour satisfaire parfaitementaux apparences, il eût fallu que tousces épicycles eussent été parfaitementegaux entr eux, 8c qu ils eussent auffitous eu leur aphélie situé de la même