sur le second Uvre de Pline. 345
combien nos montagnes, nos plaines,nos mers, nos campagnes ne nousfournissent - elles pas de variétés enfait de couleur ?
Page 9 6 , Chap. XX, Sol ipse qua-tuor differentias habet. On ignorait dutems de Pline une inégalité entre lesjours, qui est bien plus cachée quecelles dont il parle, mais qui a étéconnue de Ptolémée. Cet Astronomea fait voir, Chap. X, Livre III del’Almageste , que les jours font in-égaux à les prendre d’un midi à l’au-tre, ou en considérant la révolutionentiere des vingt-quatre heures. Cettedurée est plus longue d’environ cin-quante secondes vers la fin de Décem-bre que vers le milieu de Septembre.11 faut attribuer cette différence à l’in-égalité du mouvement apparent d’oe-cident en orient du soleil qui nechange pas chaque jour de la mêmequantité. Si cet astre passe aujourd’huiau méridien avec une étoile, demainil parviendra au méridien après l’é-toile, & plus tard plus ou moins selonle tems de l’année où nous serons. Sic’est à la fin de Décembre, il auraavancé vers l’orient d’environ 66 \ mi-nutes par rapport à l’étoile, au lieuqu’en Septembre il n’aura gueresavancé que de 54 minutes. Or lors-que ce changement en ascensiondroite est plus grand, la durée desvingt - quatre heures doit être pluslongue ,• car après que l’étoile est par-venue au méridien, il faut un peu plusde tems au soleil pour y parvenir àson tour, & nous donner le midi.
Page 96, Chap. XX. Sed maximeex Us medio locositì. Pline & plusieursautres Anciens méritent toute notreadmiration; mais nous ne pouvonspas nous empêcher de les plaindrelorsque nous les voyons fe tromper ,Sc confondre si souvent les produc-tions de la terre avec celles des plane-
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tes qui font si fort éloignées de nous.
Page 98 , Chap. XXL Intervallaquoque fiderum à terrâ multi indagaretentaverunt. C’étoit beaucoup pour letems où fe font trouvés les Anciens ,d’avoir osé entreprendre de mesurerle ciel. La premiere tentative qu’ils fi-rent fur la grandeur du soleil en an-nonçant, comme le fit Anaxagoras,quecet astre étoit pour le moins austigrand que le Péloponèse , préparaitles voies aux Astronomes qui dévoientvenir dans les autres siécles. Mais àmesure que les méthodes fe font per-fectionnées &c qu’on s’est servi d’ins-truments plus exacts, toutes les dis-tances célestes fe font trouvées plusgrandes. Les Modernes s’accordent àfaire la distance moyenne d’ici à lalune de vingt-neuf ou trente diamè-tres de la terre ; mais la distance dusoleil est fort incertaine, à cause dupeu de rapport qu’a la grosseur denotre globe avec la grandeur du ciel.Nous savons bien qu’il ne suffit pas desupposer la distance d’ici au soleilquatre - vingt fois ou cent fois plusgrande que la distance d’ici à la lune ,car la parallaxe du soleil est commeinsensible. Cet astre, quoiqu’observéde différents endroits de la terre, 8 crapporté aux étoiles fixes, répondtoujours sensiblement au même pointdu ciel. Mais s’il est facile d’afiignerdes limites en-dessous desquelles onne peut pas mettre la distance d’ici ausoleil, nous ne pouvons pas en aífi-gner également de l’autre côte ; ou,pour tout dire, nous ignorons jusqu aquel terme il faut porter la distancede cet astre, L'iu certitude où noussommes fur cet article s’étend mêmefur la distance des autres planetes quenous ne connoissons que relativementà celle du soleil ou à ses diamètres.Voici une petite Table qui contientces distances.
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