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Tome premier.
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34« Remarques de M. Bouguer

Distances moyennes des planetesan soleils exprimées en centièmes par-ties des diamètres dusoleil.

Saturne . .

1119. 1 6 .

Jupiter . .

5 5 5 - 63 -

Mars . . .

162. 78.

La Terre .

10 ( 5 . 8j.

Vénus . . .

77 - 2 - 7 -

Mercure . .

41-36.

Quant à la distance des étoiles fixes,il n’y a pas d’apparence qu’on la dé-couvre jamais , 8 c cela parce que lesmoyens que fournit la Géométrie , 8 cque nous pouvons employer dans cesfortes de déterminations , deviennentd’autant plus imparfaits , que les dis-tances qu’on veut découvrir, font plusgrandes.

Page 102 , Chap. XXIII. » Pojìdo-n ni us non minus quadraginta fiadio-55 rum à terra altitudinem ejfe in quâ53 nubila ac venti nubesque proveniant :35 inde purum liquidumque & imperturba-3, ta lucisaerem «. Posidonius donnoitdes mesures qui approchoient beau-coup d’être exactes, & auxquelles il nefaut nullement comparer celles quifont rapportées dans le chap. XXI. Sinous supposons les pieds des ancienségaux aux nôtres, quoique nous soyonsbien certains que le pied Romain étoitplus court que le nôtre d’environ unedouzième partie j le stade fera decent quatre un sixième de nos toises ,8 c les quarante stades de hauteur qu’ondonne aux nuages les plus élevés , ne' s écartent gueres de ce qu’on a obser-vé dans la zone torride 8 c dans lesautres pays. Cette hauteur est néan-moins très variable , parcequ elle dé-pend d u dégré de dilatation que re-çoivent les vapeurs qui montent juf-qu’àce quelles se trouvent en équili-bre avec ia couche d’air dans laquelle

elles flottent. Nos nuages en hiver nefont souvent élevés que de deux outrois cents toises ; & en été, ils fontpour l’ordinaire trois ou quatre foisplus haut. Qu’au dessus , l’air soit tou-jours tranquille 3 c’est ce qu’il n’y a paslieu de croire : car les vents doiventregner dans tous les endroits dé l’at-mosphere , où l’air est susceptible decondensation par le froid , 8 c de dila-tation par le chaud. Ce que Posidoniusajoutoit fur la distance de la lune ,étoit précis, puisqu’en dévaluant, ontrouve quatre-vingt-trois mille troiscents trente-trois de nos lieues. Enfinil prétendoit que le soleil étoit deuxcents cinquante fois plus éloigné denous que la lune 3 8c c’est ce que pen-sent encore plusieurs de nos Astrono-mes. Pline n’a plus Posidonius pourguide dans le reste de ce chapitre »8 c il n’y dit plus rien qui mérite d’êtreécouté.

Page 108 , Chap. XXV. Quibus in-feriore ex parte in speciem barba longapromittitur juba. 11 paroit qu’on n’a~voir pas encore fait attention du remsde Pline , que les queues des Cometesfont toujours dirigées à Topposite dasoleil. Les modernes qui ont fait cetteremarque, ne conviennent pas encorede la nature de cette lumière. M. New-ton l’attribue aux vapeurs ou fuméesqui s’éleventdela Comete, lorfqu’elles’approche trop près du soleil, 8 c quellese trouve exposée à une trop forte cha-leur. Ce sentiment paroit favorisé parles observations : car c’est presque tou-jours après avoir paste par leur péri-hélie , que les Cometes ont une plusgrande queue ; cependant on peutavoir recours à une explication toutedifférente. Peut-être que la Cometeen traversant l’atmosphere du soleilqui s’étend jusqu’à une très grandedistance de cet astre , fe charge d’unepartie de la matière de cette atmoí-