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Tome premier.
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sur le second livre de Pliric. 397

unes avec lés autres. C’est ordinaire-ment dans la campagne qu’elles tom-vent, ôc 11 des corps exposes a 1 air enreçoivent, il y en a qui étant renfer-més en font également marqués. C’esten été ou vers la fin de Tannée qu’ellesarrivent. Celle qui est décrite par M.de Peiresc tomba vers le commence-ment de Juillet de Tannée 1608 dansles fauxbourgs d’Aix en Provence &à plusieurs milles des environs. Toutconcourt donc à établir que ces pré-tendues pluies ne font dues qu’à uneliqueur déposée par des papillons. Cesinsectes fréquentent plus les campa-gnes que les villes ; ils meurent pen-dant Tété, ou ils fe retirent en hiverdans des creux d’arbres ou dans destrous de murs dans lesquels ils restentpendant toute cette saison dans un,engourdiíïement rotai. « Ce n’est au» reste, dit M. de Réaumur, que peu» de tems après que les papillons font,, nés qu’ils rejettent une fi grandequantité d’excréments j ils n’en jet—« tent pas tant dans tout le reste de,, leur vie, &c peut-être n’en jettent-ils„ point du tout, au moins ne me« fouviens-je point d’en avoir remar-» qué dans les poudriers où j’ai reli-as fermé & laissé périr des papillonsn que j’avois pris à la campagne. La„ quantité du suc qu’ils tirent des«fleurs n est pas bien considérable,

« peut-être la digerent-ils en entier,

» au moins laifle-t-elle peu de fédi-» ment dans Leur estomac & leurs in-,, testins. n Enfin s’il reste encore quel-que doute, il ne peut avoir pour ori-gine que quelques-unes des circonstan-ces qui ont accompagné certainespluies, comme les croix de sang, la.quantité de ce sang telle qu’on pou-voir en remplir des verres, la violenceavec laquelle il romboit. On peut ai-sément expliquer tout ceci , pourvuqu ou admette les papillons pour cause

de ces pluies. II suffit qu’un vent vio-lent ait porté dans un même endroitune quantité de papillons peu aprèsleur naissance pour que l’on ait cruque la pluie de sang avoit même ététrès forte. Des papillons auront entrédans des verres, ils en auront marquéles parois dans plusieurs endroits, onaura trouvé ainsi ces verres, on lesaura conservés comme une marquequ’ils en avoient été remplis, & quela hauteur du verre où ces taches fevoyoient étoient une preuve de celleoù le sang avoit monté dans ces vais-seaux. Les croix n’étoient dues qu’à lafaçon irréguliere dont ces papillonspouvoient marcher en fe déchargeantde cette liqueur superflue, ou de cequ’un papillon étoit venu déposercet excrément dans un endroit où unautre de ces insectes en avoit laisséauparavant, &c de ce qu’il sse plaçoitdans un sens contraire au premier. O11auroit beau objecter que ces croix fevoyoient fur des habits renfermés.Cette objection ferait, comme on Tainsinué plus haut, pour le sentiment:que Ton soutient. Lorsque les chenilles,veulent se métamorphoser, elles cher-chent des endroits qui font à couvertselles Rattachent fous les toits, les. ap-pentis, fur les murs des maisons, tantdu dehors que du dedans ; ainsi il feraarrivé que plusieurs de ces chenillesauront pénétré dans des armoires oudans des coffres, &c cela leur aura étéd’autant plus facile , que les gens de lacampagne ne font pas trop exacts àbien clore ces meubles. Les papillons:voulant ensuite sortir après leur méta-morphose, & ne le pouvan t alors aisé-ment à cause de leur nouvelle forme,,se seront débattus , auront volé Scmarché en différents sens auront ainsiformé différentes lignes , dont quel-ques-unes fesseront trouvées croisées:,,i’imagination échauffée aura fait le