sur le second livre de Pline. 40 3
de Foin. Cette soie que l'on voit enété voler & Rattacher au haut des clo-chers , Sc qui est due à des araignéesqui la filent, fur des chaumes d’où elleest détachée par le vent, & emportéedans l’air j celle où d’autres araignées«'enveloppent , selon M. Lyonet,pour en quelque sorte voler & setransporter là où leurs besoins les de-mandent , ont peut-être été auffi unedes causes des prétendues pluies delaine. La blancheur de cette foie pou-voir même contribuer à faire prendrecette id.ée. C’est du moins celle queM. de Réaumur donne quelque partdans son ouvrage sur les insectes, dela premiere espece de soie, Sc quilappelle du nom commun qu elle por-te ,Jil de la Vierge.
On parlera dans la note fur le cha-pitre 58 de ce livre des pluies de ferSc de tuiles cuites : on finira celle-cipar les pluies de bled. Pline ne ditrien cependant fur ces sortes de pluies ;mais l'on a cru que puisqu’on étoitentré dans un certain détail fur cettematière , il falloir autant parler decelle-ci, Sc en donner une explicationqui n’eut rien de mystérieux. On a dé-jà cité plus haut une de ces pluies ,d’après Majoíe ; le même auteur enrapporte encore deux autres. On a vu,dit-il, pleuvoir en Campanie du fro-ment , de l’orge Sc des légumes, cequi arriva auffi au pays de Genes , durems du Pape Caliste 111. Il en tombaune dans la Carinthie pendant deuxheures entieres , dans l’espace de plusde deux milles , Sc du grain de la-quelle on fit du pain, au rapport deJonston. M. de Thon dit la mêmechose d'une qui tomba en 15 48 3 lesgrains de ces pluies pourroient bienen toute rigueur avoir été du graintransporté par le vent qui auroit tra-versé un grenier ou une aire de grange,ou qui auroit secoué des épis de bled.
très secs fur le champ même. AprèsPexamen de MM. Merret & Cole,après celui de l’Académie des Scien-ces , & celui qui est rapporté dans lesEphémerides d’Allemagne ; examensqui ont été faits à l’occasion de pluiessemblables, il y a plus lieu de penserque ces grains appartiennent à desplantes bien différentes de celles de laclasse du bled, ce ne font pas mêmequelquefois des semences , mais depetites racines qui approche» t du bledou de l’orge par leur figure. Dans untems de disette, il se répandit un bruiten Silésie , qu’il pleuvoit des grainsde millet 3 après avoir bien examinéla chose , on trouva, dit fauteur desEphémerides , que ce n’étoit que desgrains d ^véronique à feuilles de lierreou de la petite herbe qu’on appellemort aux poules qui croiffoit en celieu en grande abondance. On rap-porta de même qu’aux environs dew armister dans la province de Wills,il pleuvoit du froment. Le curieux &exact Observateur M. Cole, trouvaque ce n’étoient que des grains de lier-re , transportés jusques-ïà en grandequantité par une violente tempête.Burnet ne dissere dé Cole , qu’en cequil pense que ces grains de lierrefont avalés par les étourneaux Sc ren-dus avec les excrémens. La pluie dontil est parlé dans les Mémoires de l'A-cadémie & qui arriva en n’a
pas même la ressemblance avec lesvraies pluies , d’être tombée de l’at-mosphere. Une pluie ayant lavé unterrein d’une certaine étendue , avoirdécouvert les racines de la renonculeappellée petite chélidoine , qui fontordinairement couvertes de très peude terre : on crut dans le pays qu’ilétoit tombé du froment. On ramassade ce prétendu froment, on en fit dupain : on a vu à Paris un morceau dece pain, & des grains dont il étoit fait.
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