HISTOIRE NATURELLE, LI V. XIII. 1J r.
est d’une cherté prodigieuse. On fait le parfum de ce nom avecle cinnamome (59), l’huile de ben (60), le bois de baume, lecalamus aromatique , le jonc odorant , la graine ou fruit debaume (6l), la myrrhe (62), & le miel aromatisé. Ce parfum estle plus épais (6 3) de tous : il se vend depuis vingt-cinq deniers (64)jusqu’à trois cents. Le parfum de nard (65) se prépare avec l’om-phacion , l’huile de ben , le jonc odorant ( 66 ), le costus (67),le nard , l’amome (68), la myrrhe & le baume. Sur quoi il fautse souvenir que ce parfum est très aisé à contrefaire , au moyende neuf sortes d’herbes (69) qui ressemblent beaucoup au nardIndien, & dont nous avons parlé ci-devant (70). Le costus &l’amome , qui font d’une odeur très pénétrante , donnent plusde force aux parfums : la myrrhe les rend plus épais & plusagréables : le safran (71 ) les rend plus propres à la médecine :l’amome seul leur donne beaucoup de force ; mais il cause desdouleurs de tête. Quelques-uns, en composant les parfums, fecontentent de les saupoudrer des drogues les plus précieuses ,& ne font cuire que les autres (72). On prépare un parfum avecla myrrhe feule (73), fans y ajouter d’huile, mais seulement dela liqueur de myrrhe , afin de corriger la trop grande amertumede cet aromate. L’huile de cypre , mêlée avec ce parfum , lerend verd : celle de lis le rend onctueux : celle de Mendès luidonne une couleur noire ; l’huile rosat une couleur blanche : lamyrrhe le rend pâle. Voilà les différentes fortes de parfums quiont été anciennement inventés, &: que les parfumeurs de pro-fession ont tant falsifiés depuis. II faut parler présentement du par-fum le plus précieux de tous, & le plus estimé (74).
tens decoclis 3 la plupart des éditions Hardouin , qui veut qu’on les retran-ajoutent : impendio parcentes : sed non che.
eadem vis 3 nifi un à decoclis ; paroles (73) Dioscoride , ïbid. liv. 1, cha-parasites & surabondantes que ne pitre 73.
présenté aucun des manuscrits : c’est (74) Le r yal, dont on vapourquoi nous suivons l’ayis du Pere traiter au c í __ ,^vant.