C. PLINII SECUNDI
NATURALIS HISTORIAE
LIBER DECIMUS-QU ARTUS.
Continetur de vitibus & vinis.
PROŒMIUM,
Ex te r arbores , indocilefque nasci alibi, quamubi cœpêre , & quae in alienas non commeant terras, hac-tenus fere sunt. Licetque jam de communibus loqui, qua-rum omnium peculiaris parens videri potest Italia. Noscen-tes tantum meminerint, naturas earum à nobis intérimdici, non culturas : quamquam & colendi maxime in na-
(i) II n’est pas exact de dire que lesarbres étrangers ne peuvent propagerque dans leur terroir naturel. Nous enavons un grand nombre qui ont ététransportés de fort loin , tels que lemarronnier d’Inde, le faux acacia, &c.qui fe font tellement multipliés dansnotre climat, qu’on feroit tenté decroire qu’ils y ont toujours existé. Engénéral, tous les arbres des pays froidsreullîílent dans les climats tempérés :nous nous contenterons d’en donner
pour exemple les platanes d’Occidenr,les tulipiers qui nous font venus duCanada, & qui réussissent très biendans nos jardins. A la vérité, la plu-part des arbres qui nous viennent despays chauds, gelent dans notre climat ;mais en récompense quelques-uns s’yfont naturalisés, tels que le pêcher,l’abricotier , le platane d’Orient, &c.On pense même que des arbres assezsensibles à la gelée font devenusplus capables d’y résister quand on