I§8 NATURALIS HISTORIAL L IB. XIV.
odêre. Nulla vitium minus Italiam amat, rara, parva, pu-trescens in ea : vino quoque, quod genuit, testatem nonexsuperans : nec alia macro solo familiarior. Grarcinus ,qui alioqui Cornelium Celsum transcripsit, arbitratur nonnaturam ejus repugnare Italiae, sed culturam , avide palmi-tes evocantium : ob id fertilitatem suam absumi, ii nonpraepinguis soli ubertas lassescentem sustineat. Carbuncularinegatur : magna doce , st verum est, aliqua in vite coelo nonesse jus.
dEstum fert spionia, quam quidam spineam vocant ; au-tumnisque &: imbribus pinguescit. Quinimo nebulis unaalitur, ob id Ravennati agro peculiaris. Veniculam interoptimè deflorescentes, &c ollis aptiflimam , Campani ma-
(37) Je lis au texte roscida odêreavec Dalechamp ; c’est-à-dire que lors-que le vent souffle de la mer , tandisque ces vignes font encore couvertesde rosée , cela leur est nuisible. Voyezla note précédente.
(38) Julius Graecinus , dont nousavons traité dans les notes alphabéti-ques fur le premier livre de Pline.
(39) Ou la carbonnade , la char-bon née, 5 cc. comme l’appelle Pline,qui traitera de cet accident au liv. 18 ,chap. 18 , & non pas au liv. 17, com-me on lit chez le Pere Hardouin, parune faute d’impreslìon.
(40) Voyez, au sujet de ce plant,Coiumelle, ïbid. p. 88, & la note suiv.
(41) Autrefois ce territoire étoit cou-vert de marécages ; ce qui y donnoitune mauvaise qualité au vin. Ces mê-mes marécages y rendoient l’eau pota-ble très rare. C’est à quoi fait allusionMartial, liv. 3 , Epigr. 5 6 :
5ìt ciRerna mini , quàm vinea , malo Ravenna ;
,Cùm poífim multo vendere pluris aquam»
(4t) Les autres Auteurs l’appellentvénucle ; témoin Horace, chez qui onlit, liv. 2, satyr. 4 : Venucula convenitollis; & Coiumelle, qui écrit, ibid.p. 84, Utvenucula 3 eademquescirpula 3atque ficula. Voyez auíìì Macrobe ,Satum, liv. 2, chap. 16, p. 379. LePere Hardouin écrit que cette sorte deraisin se nomme aujourd’hui à Venisemançemina.
(43) 11 est souvent fait mention,chez les Auteurs, de l’usage où éioieptles Anciens de renfermer les raisinsdans des cruches. Le raisin vénicle ouvénucle étoit sux-tout célébré par cetusage. C’est delui principalement dontMartial a dit, liv. 7 , Epigr. 19 :
Iilic& nvar collocantur ollares.
Notre Auteur, qui a déja dit plus hautqu’on renfermoit des raisins dans descruches, a fait observer de plus, que,pour l’ordinaire, on les mettoit en-suite dans des futailles avec du jnarc