2.68 NATURALIS HISTORIA L I B. XIV.
Etenim hxc sunt ebrietatis opera. Sed nimirum hanc glo-riam auferre Cicero voluit interfectori patris fui M. Anto-nio. Is enim ante eum avidiííìmè apprehenderat hanc pal-mam , edito etiam volumine de sua ebrietate : quo patroci-nari iibi ausus, approbavit plane (ut equidem, arbitror)quanta mala per temulentiam terrarum orbi intuliifet. Exi-guo tempore ante praelium Actiacum id volumen evomuit :quo facile intelligatur ebrius jam sanguine civium, & tantomagis eum sitiens. Namque &c hxc necessitas vitium comi-tatur, ut bibendi consuetudo augeat aviditatem. Scitum-que est Scytharum legati, quantogis sitire Parthos.
Est &: Occidentis populis sua ebrietas, fruge madida,pluribus modis per Gallias Hifpaniafque. Nominibus aliis,sed ratione eadem Hispania. Jam & vetustatem ferre eagenera docuerunt. ^Egyptus quoque e fruge iibi potussimiles excogitavit : nullaque in parte mundi ceflat ebrietas :
plus biberint, tanto ma-
(17) C’estainsi qu Athénée, liv. 10,chap. 11 , & Elien , liv. 2, chap. 41 ,attribuent à l'ivrognerie de Gentius,Roi Illyrien, tous les excès qu’il com-mit pendant le cours de son régné.
(27*) Voyez f Epigramme en verscontre Tibere , citée note 21.
(28) Consultez Erasme, Chiliad. 4,.Cent. 10, adage 21 : Parthi quo plusbiberint.
(29) Pline fait remarquer que tousles peuples ont imaginé des liqueursqui enivrent. II semble que l’hommese plaise à perdre le seul attribut quile distingue de la brute 5 car dans lespays ou la vigne ne croît point, oncompose , avec des grains fermentes,des Sieres qui enivrent comme le vin:ou bien l'on a recours à d’auti'es fruits
qui produisent des especes de cidres,où l’on retrouve la même faculté per-nicieuse. En Amérique , une sorte depalmier fournit, par des incitions ,une liqueur douce au commencement,mais qui fermente par la fuite, s’aigrit& porte à la tête. Au Canada, les sau-vages savent composer des liqueursavec des branches Sc des fruits d’ar-bres résineux, qui ont encore l'effetfougueux ct u vin. Enfin les sauvagesse jettent avec avidité sur les liqueursfortes que les nations policées leur ap-portent. Nous avons eu l’induílrie detirer des vins la partie la plus spiri-tueuse, qu’on nomme eau-de-vie, Scqui est la véritable amorce des sau-vages..
(30) Tels que le froment , forge ,,