HISTOIRE NATURELLE,’ LIV. XV. 305
rants , mais tardifs : au contraire , ceux qu’on appelle musées (4}font précoces. Le coignassier à gros coings, étant greffé fur celuiqui porte les coings struthées, produit une efpece particulière decoings appellés mulviens : ce font les seuls qui soient bons à man-ger cruds. Présentement les chambres où l’on salue les Grands àleur lever , font garnies de toutes fortes de coings élevés encaiffes. On en éleve même fur la tête des Dieux qui président aulit nuptial (5). En outre, il y a de petits coings sauvages, quicroissent dans les haies : ce font les plus odoriférants après ì’ef-pece des struthées.
Les pêches & les grenades , quoique ce soient des fruits d’ungenre différent, font néanmoins comprises aussi par les Latinsfous le nom de pommes. Quant aux grenades, il y en a de neufefpece s, comme on l’a vu plus haut ( 6 ). Toutes font farcies degrains fous leur écorce, au lieu que les pêches ont un gros noyauau dedans. Les poires de livre, ou librales (7), font ainíì nom-mées à cause de leur grosseur.
De quatre Jones de pêches.
Les pêches qu on nomme presses font les meilleures ( 1 ) de toutes.Celles de ce genre qu’on qualifie de Gauloises (z) & d’Aliatiques , ti-rent ces surnoms des pays qui les produisent. Elles ne mûrissent qu’a-près l’automne ; mais les précoces ( 3 ) mûrissent en été. Ce dernier
& la Nouvelle Maison Rujlique , T. 1 »
p. 171.
(1) Comme le dit Columelle, Hor-tul. liv. 1 o :
Exiguo properant mitescere Persica malo :Tempestiva manent, qua: maxima Gallia donat :Frigoribus pigro veniunt Asiatica suetu.
(3) Ecoutons Adrien Junius : « Ar-» MENIUM , ArMENIANUM PRAECOX ,» avant-pêche, abricot,pêche deTroye,» carmagnole. Ital. moniachi 3 baccoc-» c/ze,'Thuscis, Armemache } grisomele -» Hifp .Alber/coques 3 albarphigas 3 alva-
Tome K
« ricoques ». Quelques-uns entendentpar mala perfica prœcocia les abricots.D’autres entendent seulement, par cespêches précoces, les avant-peches. Aureste , plulieurs Nomenclateurs ontconfondu l’abricot avec l’avant-pêche,& fur - tout les Nomenclateurs Fla-mands. Je lis pareillement chez Jeand’Àrli, ABRIKOKEN, abricot } avant pê-che de Troye. J’avoue qu’il reste à véri-fier fi ï avant-pêche denos peres n’étoitpas le véritable abricot, qui me sembledifférer ellèntieliement de la pêche,