HISTOIRE NATURELLE, L I V. XV. Z 67
qu’on dépouille facilement de leur enveloppe, &: qui en sortentd’elles-mêmes ; les Salariâmes (10), qui ont une ligure plate,&: qui font pareillement faciles à dépouiller 5 celles de Tarente,dont Tenveloppe est plus rebelle ; les Corelliennes ( 11 ), qui fontsingulièrement estimées ; comme aussi les Etéréiennes (u), quiont été greffées fur les Corelliennes , ainsi que nous l’obferve-rons en parlant de la maniéré de greffer. Les Etéréiennes ontune écorce rouge qui les fait préférer aux châtaignes triangulairesèc aux châtaignes communes & noires, qu on appelle châtaignesà bouillir. Les meilleures de toutes les châtaignes viennent deTarente (13) & de Naples (14). Quant aux autres efpeces, dontnous ne parlerons point, on les laisse aux pourceaux ; car ellesont une peau raboteuse qui traverse la chair de la châtaigne.
Des caroubes , ou carouges ; des fruits charnus ; des mûres ;des raifins ; des diverses baies .
Les Latins qualifient de gousses (1) un fruit très doux , }e veuxdire les caroubes , ou carouges, qui approchent fort du goût deschâtaignes : on en mange même l’écorce. Elles font de la longueurdu doigt, & quelquefois recourbées. Elles ont un pouce de large.
On ne fauroit mettre les glands au nombre des fruits cultivés :c’est pourquoi nous en parlerons â leur place (1).
Les autres fruits font charnus. Dans cette derniere classe, ilfaut ranger les baies. Au reste , .ce caractère n'est pas tellementdistinctis , qu’il n’y ait, de fruit charnu â fruit charnu, une grandedifférence, selon la diversité des efpeces ; car autre est la chair desraisins, par exemple ( & celle-ci fe trouve entre la peau & le suc ),autre celle des mûres, autre celle des arbousés (3), autre celledes fébestes (4), autre celle des baies, & notamment des olives...
les porcs dans les pays chauds. (3) On en parlera dans la sect'on;
( 2 .) On en parlera au liv. r6, cha- -suivante,pure 3. (4) On en a déja parlé au chap. 1