43 1 NATURALIS HISTORIEE L I B. XVI.
riunt robora. Sed & boletos , faiilosque , gulae novissimairritamenta , qua: circa radices gignuntur : quercus proba-tissimos ; robur autem , & cupressus, & pinus noxios. Ro-bora ferunt & viscum , & mella , ut auctor est Hesiodus.Constatque rores melleos, è coelo , ut diximus, cadentes ,non aliis magis insidere frondibus. Cremati quoque robo-ris cinerem nitrosum esse certum est.
Omnes tamen has ejus dotes ilex solo provocat cocco.Granum hoc, primoque ceu scabies fruticis, parva: aqui-foliae ilicis : cusculium vocant : pensionem alteram tributi
(5) Cette dénomination signifie ter-restre , comme qui diroit productionimmédiate de la terre ; car bol est unancien mot qui signifient terre , & quiest resté affecté aux terres sigillées. C’estfans doute cette considération qui aurafait dire à Dupinet, 1 . z , ch. 5 3 , queì’ancien mot Toscan volta signifie ter-restre.
(6) Je dis que le champignon propre-ment dit est le suillus des Latins. En ef-fet, cham-pignon , c’est comme qui di-roit charntt-pignon ou pignon nain , petitpourceau } &c. On fait que pig, Si ping ,en différents idiomes , signifient unporc. C’est donc le suillus des Latinsqui a produit notre mot champignon ,mot aujourd’hui fort en vogue, & quicomprend toutes les autres especes dumême genre. Le suillus des Latins ré-pond particulièrement â ce champi-gnon nommé aujourd’hui même por-cino par les Italiens. Nous traiteronsplus au long des diverses fortes dechampignons au liv. zz , chap. 13.
(7) M. Valmont de Bomare entre,au mot Champignon , dans les détailsles plus intéressants fur le danger dece mets, & fur fincertitude qui régné
encore à l’égard des caractères distinc-tifs qui pourroient servir à faire con-noître les champignons malfaisants.
(8) Théophraste, ibid. Nicandre,chez Athénée , liv. 1, p. 60. Mais Di-phile , chez le même Athénée, liv. z »p. 61 , met le champignon du pin ôccelui de forme au nombre des comes-tibles.
(9) Théophraste, ihid.
(10) Ainsi qu’il s’exprime, in Erg.v. zzo:
Oufici «Té (TfcTç
v Axfìì (xh té pic (t f y.îcsv Si /xihioJ*.;.
Virgile le dit aussi , mais par allusion à1 âge cl’or, ce qui est bien différent, &ce qu’auroit dû observer le P. Hard.
£t dura: ejueteus sudabunt roscida mella.
Ovide a dit à son exemple, en parlantdu même âge d’or :
FkvaijuedevitidiíViHabont iliccmeUa.
( II ) C’est de quoi il est très permisde douter. Nous rie con nuisions aucuneforte de cendre qui soit nitreuse.Consultez , sur la nature du nitre , &sur sa formation, M. Macquer, aumot Nitre , ain fr que M. Valmont deBomare.
(11) Consultez, sur le coccus ou
arbres,