à- - ---- - - -
HISTOIRE NATURELLE, LIV. XVI. 44J
Quoi qu’il eu soit, le sapin exposé au soleil rend quelquefois unpeu de résine. Quant à son bois, il est fort beau, à la différencedu bois de la peste, qu’on n’emploie qu à faire des bardeaux , descuves & autres menuiseries semblables.
La cinquième forte d’arbre qui porte la résine, c’est le larix (11).Cet arbre vient dans les mêmes endroits que le sapin , & il luiressemble extrêmement ; mais son bois est beaucoup plus beau :bailleurs il est de longue durée , & presque incorruptible (2.2.) ;en outre il est rouge, & d’une odeur (2.z) plus forte que celle dusapin. La résine du larix est assez abondante : elle a la couleur dumiel, & est très gluante ; mais elle ne se durcit jamais.
La sixième forte d’arbre qui porte la résine , c’est le teda (24)proprement dit. Cet arbre donne plus de poix que les autres,moins cependant que la peste ; & fa poix est aussi plus liquide.II est employé pour les fejux- des sacrifices , & pour éclairer (2.5)dans les cérémonies de la religion. II n’y a que le teda mâle quiporte cette espece de fruit que les Grecs ont nommé sykê (2.6),& qui est d’une très mauvaise odeur. Lorsque le larix rend au-tant de résine que le teda , c’est une preuve qu’il est malade.
Tous ces arbres, étant soumis à l’épreuve du feu, rendent uneprodigieuse quantité de fumée noire &: épaisse ; ils décrépirent&: jettent leur charbon au loin , excepté le larix. Celui-ci ne
contraire dont le charbon est: très re-cherché des.fondeurs. En outre,Plineva dire que le larix reste verd en toutesaison, c’est-à-dire que ses feuilles netombent point : or notre mélefequitteses feuilles au printems. Le larix dePline, par cette nouvelle raison, n’estdonc point notre mélefe.
(2.3) Je lis au texte odor' 3 & nonpas dolore 3 comme on lit dans sédi-tion in-sol. du Pere Hardouin.
(24) Le Pere Hardouin confesse quele teda a été inconnu à Théophraste.
11 observe que c’est un pin sauvagefréquent en Savoie & en Italie ; qu’ifs’y nomme aujourd’hui cembro ; qu’LÍ-est dépeint exactement chez Mat-thiole, fur le liv. 1 de Dioscoridep. 106.
(25) Sacerdos teda lucidâ& ove 3 fo~lemnijfimas preces de caflo prœjatusore, Apulée, AJln. Aur. liv. 11.
(26) Comme qui diroit une figue»Ce fruit fétide est attribué par Théo-phraste au peukê.