Band 
Tome cinquieme.
JPEG-Download
 

4 6l NATURALIS HISTORIA LIB. XVI.

pinnata & ipsa folio : mulcumque Homeri praeconio, &£Achillis hastâ nobilitata. Materies est ad plurima utilis. Eaquidem , qua: fit in Ida Troadis, in tantum cedro fimilis,ut ementes fallat, cortice ablato. Graeci duo genera ejusfecere : longam, enodem : alteram brevem , duriorem ,fufcioremque , laureis foliis. Bumeliam vocant in Mace-donia amplissimam , lentissimamque. Alii situ divisere.Campestrem enim esse crispam, montanam spissam. Foliaearum jumentis mortifera , caeceris ruminantium innocua ,Graeci prodidere. In Italia , nec jumentis nocent. Contra

Ce même Savant fait remarquer queask 3 en Suédois , lignifie auíìï has-ta ; de même que melia , en Grec, si-gnifie à la fois un frêne & une pique.Voyez la description du frêne chezDodonauis, p. 811.

(2) C’est ainsiqu’il s’exprime, Ilïad.liv. 20 , v. 277 :

HN cT/aîTjjà

Tht^iàç riO-íV

Ipsaque penitus

Pelias transivit fraxinus ( feu hasta).

Au livre 19 , vers 361 , le mêmePoète donne pareillement aux autresGrecs des lances de frêne 3 ce que lePere Hardouin auroit dû remarquer :

Sic tum denfe caíTùies cîarè splendentesE navibus ferebantur , & scuta umbilicata ,Thoracesque solidi , &: fraxinea lancea ( pUxivct«Tot/fct ).

(3) Theophraste établit cette res-semblance entre le cedre & Pif, enGrec milos ; & non pas entre le cedre& le frêne , en Grec melia : d'oû il ré-sulte que Pline a lu y.i’Kía. au lieu demilos.

(4) Ceci est emprunté de Théo-phraste, Hijl. Plant. liv. 3, chap. 11.

(5) D’après Théophraste, ibid. onse roi t tenté de lire chez Pline flavio-rem au lieu àe fusciorem; caron lit chezl’Auteur Grec Çcoôorípa. , flaviorem.

( 6 ) C’est-à-dire frêne aux bœufs 3c’est 1 e fraxinus bubula de Gaza. Colu-melle, liv. 6, chap. 3 , écrit qu’on peutdonner aux bœufs des feuilles de frênepour pâture. Mais en général ce mothou j dans la composition des mots,n’a point un sens direct: &c littéral,mais est de force emphatique : augetdictionem } comme on peut s’en rappel-les nombre d’exemples. Ainsi boumeliasignifie proprement_/rsl.ri/»/í magna , legrand frêne.

(7) C’est ce que signifie ce nomGrec boumelia . Voyez la note précé-dente.

(S) Théophraste, ibid.

(9) Les Grecs attribuent ces effetsàlhjf&non pas au frêne, comme onl’a pu voir fur la fin du chap. 1 o. Plineaura donc lu chez eux fj.txí* au lieu demilos , ou de smilax , ou de smilos ,qui font des noms de Vif. On y lit : Et