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HISTOIRE NATURELLE, L I V. XVI. 49/
celles (17) de figuier, d 'ilex Sc de lierre (18). On donne auslien nourriture au bétail celles de roseau Sc de laurier. Les feuillesdu cormier tombent toutes à la fois; celles des autres arbres,les unes après les autres. Voilà ce que nous nous proposions de diretouchant les feuilles.
De C ordre que tient La Nature par rapport aux plantes :comment elle les fait concevoir , germer , feurir &fructifier ; & en quel ordre elles feurijfent .
Quant à l’ordre que la Nature garde chaque année par rap-port aux plantes, le voici. D’abord elles conçoivent lorsque lcvent Favonien, c’est-à-dire occidental, commence à souffler ; cequi arrive vers le huit fi) Février. Ce vent procure la fécon-dité à toutes les productions de la terre , Sc même aux ju-ments en Espagne ( z ) , comme nous l’avons dit ailleurs ( 3 ).C’est l’esprit générateur de l’univers ; auffi le nom de Favoniusque lui donnent les Latins , vient, selon quelques-uns, du verbefovere (4), échauffer. Ce vent souffle du couchant équinoxial,au commencement du printems. Nos villageois disent que laNature est alors en chaleur ( 3 ) , parcequ’en effet dans cetteépoque elle marque son empressement à recevoir les semences,Sc que le vent d’Occident les anime Sc les vivifie. Les arbresconçoivent en différents jours, Sc chacun selon sa nature. Lesuns conçoivent fans délai : les autres font plus tardifs, Sc gar-dent plus long-tems la semence vitale, avant que de bourgeonner :deux fortes de régimes qui se remarquent auffi chez les animaux.L’é mission de leurs fleurs est un véritable enfantement ; car lors-qu elles ont rompu leurs enveloppes, on les voie en sortir commed’autant de petites matrices : ensuite ils nourrissent leurs fruits;Sc cette nutrition les fatigue, comme fait auffi le bourgeonnement.
plusieurs manuscrits par la négligence des copistes. Chacun fait que catuliresignifie être en rut , être en chaleur, bcc.
Tome V. R t r