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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XVI. 547
che; & en leur enlevant tout (aï) leur Tue, il se nourrit íì bienquil devient arbre lui-même. On le reconnoît à ses grandes &larges feuilles, à fes bourgeons relevés ( au lieu que< ceux desautres lierres font penchés ), & à fes grappes droites, êc tournéesde bas en haut. D’ailleurs tous les autres lierres, ont les branchesfaites en façon de racines ; au lieu que celui-ci les a très fortes &très roides, même plus que celles du lierre noir. Mais, fur-tout, lelierre blanc a cela de particulier (2.2.), que du milieu de fes feuillesil jette des branches deçà & delà, avec lesquelles il cherche àembrasser tout ce quil rencontre : il les jette même le long d’unmur quil ne peut embrasser ; & quoique par cette raison on soitsouvent forcé de les couper en divers endroits, & d’en arrêterl’expansion, il-ne laisse pas , ain.fr mutilé, de vivre & de subsister.Certe propriété lui vient de ce quil n’est aucunes de fes branchesqui ne soient autant de racines ébauchées ; &c’est par le moyen deces crampons vivaces que, conservant fa feve & fa vigueur, ilétouffe (z 3) 1 arbre auquel il peut s’attacher. Au reste, la Naturea mis de la différence entre les fruits, tant du lierre blanc, quedu lierre noir ; car quelques-uns font íi amers que les oiseaux n yveulent pas toucher. II y a austi une forte de lierre qui fe tientdroit en pied fans aucun appui, & qui seul, entre tous les diffé-rents lierres, a été nommé par les Grecs, pour cette raison,cìJJ'os (2.4), c’est-à-dire le lierre proprement dit, le lierre parexcellence; d’oìi celui qui rampe toujours à terre a été nommé par lesmêmes Grecs, ckamjidjfos , c’est-à-dire lierre nain (z3).
deux Jf j font sujets à s’écrire auílîpar/.
(15) C’est le lierre terrestre 3 autre-ment nommé terrete. Cette plante
est aujourd’hui même d’un grand usageen médecine. Théophraite est, je pen-se , le premier qui l’ait qualifié de ter-restre , iTÍyuoç , à la lettre adter~
rems.