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HISTOIRE NATURELLE, L l V. XXI. j i ^
rit les tumeurs & les fluxions ; &; avec du vinaigre, il est bonpour les callosités ô£ les verrues (l z). On l’applique auísi avec duvin pour la sidatique (14). On le broie avec de l’huile, Sí on encouvre de la laine pour la goutte & les luxations. On en faitprendre aux goutteux au poids de trois oboles dans trois de miel& de vinaigre j & broyé avec du sel, c est un remede utile dans lesdégoûts & pertes dappétit.
L’hémérocalle a la feuille tendre & d’un verd pale , & la racineodorante & bulbeuse (15). Cette racine, appliquée avec du miel 'en forme de cataplasme (16), évacue les eaux & le mauvais sang.Les feuilles, réduites en onguent (17), font très bonnes pour lesfluxions des yeux, & pour les douleurs des mamelles âpres l’ac-couchement.
Quant à l’hélénion, en qualité d’herbe née, comme nous avons;,dit, des larmes d’Hélene ( 18), il passe auísi pour embellir. L n.conséquence les Dames s’en servent pour entretenir l’éclat & ladélicatesse.de leur peau, tant au visage, que par-tout le. reste du;corps. On prétend même que cette plante donne des grâces &:des attraits à celles qui en font usage.; & quêtant prise avec duvin, elle imprime la joie & la gaieté., produisant le même essetque le nepenthès d’Homere (19) , qui faisoit oublier tout sujet
des épithetes & des adjectifs, que dessubstantifs , & les dénominations pro-pres du breuvage mixte ou forte dephiltre consolant , qu’Hélene avoirpréparé pour Télémaque &c pourMenelas. Remarquons au surplus l’a-dresie & l’extrème convenance de cetteallusion que fait Pline de l’hélénion,ou plante d’Hélene, avec le nêpenthesou breuvage dont Hélene avoir la re-cette. Plutarque , liv. x , Sympof.Quest. 1, p. 6*4, fait entendre quels nêpenthes n’est autre que la bu-glosse. Nous en connoisions deux sor-
tes, qui ont en effet les vertus du ne-penthesj sur-tout celles de fortifier lecœur & de chaíTer la mélancolie ; sa-voir, le buglojjumvulgarc primum 3 & .le buglojsum vulgare altèrum de De-ville, dans son Histoire des Plantestome z , p. 468 & 469. Le Pere Har-douin prétend cependant que le ne~ptnthes n’est nil’une ni l’autre de ce?deux sortes de buglojsum ; mais. cette -autre forte de bugloíTe , que nousnommons bourrache , à qui e ft ap .pellee en Latin moderne buglojsum ye~.rum 3 borrago , lingua bovis , é-c.