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A ccs descriptions de la premièreéruption, nous ajouterons un abrégésommaire de celles cjui ont suivi. Engénéral, elles ont entre elles de grandesressemblances,mais aucunen’a produitd’aussi grands effets. Nous ne nousétendrons particulièrement que sur lesplus remarquables par leurs ravagesou par des phénomènes singuliers.
Nous faisons précéder ce sommairede leur tableau chronologique. Envoici les dates :
79
i3o6
J 730
1774
i8o5
20Î
i5oo
1737
1775
180G
472
i63i
I75j
1776
1810
5l2
1G60
1754
1777
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C85
1682
17G0
1778
i8i3
99 3
1G94
1766
*779
1817
lo36
J'jOi
1767
1786
1820
i°4<)
1704
1790
1770
1822
n38
1712
1771
1794
i83i
ii 3 9
17x7
1773
1804
1833
1834
L’éruption de 47 2
a été
citée par
Sigonius dans son histoire de l’Empired’Occident ; il prétend que l’Europe en-tière fut couverte de cendres fines , etqu’il en tomba à Constantinople , oùelles causèrent une grande surprise,et produisirent même quelques alarmes.
Outre le mal que celle de gg3 fit àplusieurs villes d’Italie , elle brûlaRome en plusieurs endroits , et mit lefeu à la cathédrale de Saint-Pierre. Onfit alors des supplications à l’apôtrepour implorer son aide, afin de préser-server l’édifice, et l’on prétend que lefeu s’éteignit de suite.
La septième commença le 27 févrierio36. Un moine du mont Cassin endonne une description qui fait croirequ’elle dut être considérable , puisqu’ildit que les flancs de la montagne s’en-tr’ouvrirent et qu’il en sortit un torrentde matières liquides qui s’étendit jus-qu’à la mer. Le cardinal Damiano parlede la croyance qui commença à se ré-pandre , que des esprits infernaux
étaient renfermés dans cette montagne.C’est la première fois, dit le père DéliaTorre, qu’il est fait mention délavéet de matièreliquéfiée, et il en conclut,que, jusque-là, le Vésuve n’avait vomique des cendres et de la poussière.
Cette conclusion ne peut, tout auplus, avoir de justesse qu’à l’égard deséruptions qui suivirent celle de 7g ,car il est bien constaté qu’Herculanum a été enseveli par un fleuve de feu.
L’érupLion de i5oo n’avait pas étéforte et avait principalement consistéen une pluie de cendres, aussi les cul-tures avaient-elles recommencé autourdu Vésuve ; on dit même que toute laplaine était couverte de pâturages.
La base du cône avait environ troislieues de tour, et il s’élevait à trois centcinquante pas géométriques au-dessusde cette plaine, garnie de chênes, detilleuls et autres arbres, ainsi que deplantes et d’arbrisseaux. Il y avaitde plus trois étangs ; l’un remplid’une eau chaude et amère, un secondplein d’eau également chaude, maisdouce, et le troisième d’une eau plussalée que celle de la mer. A la vérité,en 1537 et 38, de nombreuses secoussesde tremblement de terre s’étaient faitsentir le long de la côte de Baïa, mêmele 28 septembre i538, il se forma unecrevasse près de Tripergola, villagefameux pour ses bains , et à environ unmille de Pouzzoles . Une colline deforme conique, de plus de quatre centspieds de haut, et d’une base à peu prèsd’un mille et demi de circonférence, s’é-leva de l’abîme dans lequel fut engloutile village, et en occupa la place; cepen-dant on ne cite pas ce fait comme érup-tion du Vésuve .
En i63i des secousses de tremble-mens de terre précédèrent la treizièmeéruption, une des plus formidablesdont on ait conservé la mémoire. Les