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en heure les terrasses de leurs maisons,tant la cendre tombait épaisse ; cepen-dant aucune frayeur ne se manifestadans Naples ; il n’en fut pas de mêmeà Torre del Greco : dans ce malheureuxvillage, plus exposé qu’un autre, leshahitans se tiennent toujours prêts àla fuite à chaque éruption un peu con-sidérable , aussi émigrèrent-ils. Le cra-tère changea de forme du côté du sudet perdit quelques centaines de piedsde sa hauteur. Les côtés de l’est et del’ouest furent élevés d’à peu près deuxcents pieds. La profondeur du cratèrefut de huit cents pieds.
En mars 1827, un petit cône, forméau fond du gouffre, jeta un peu delave et continua ainsi jusqu’en i 83 oavec plus ou moins de force, de tellesorte que, vers la fin de l’année, ilcombla le grand cratère, que même ildépassa de vingt-cinq toises ; uneflammebleue etbrillante parut quelque-fois s’étendre sur un espace de plusieurspieds au fond , elle y restait quelquessecondes, tandis que les scories et lespierres étaient roulées de côté et d’au-tre. Cette flamme s’éteignait subite-ment, et tout ce qui avait été en mou-vement était lancé dans les airs avec unbrui t éclatant. En novembre, l’éruptiondevint très-violente, et des ruisseauxde feu sortirent de la base de ce cône ;cinq autres plus petits se formèrent,couverts de toutes les nuances de bleu„de jaune et de vert, ils jettaient tousde la scorie fondue, accompagnée d’unevapeur épaisse et jaunâtre. Vers lemilieu de janvier i 83 i , la lave étaitentièrement refroidie, et trois des nou-veaux cônes, ainsi que l’ancien, con-servèrent leur activité. Le i 4 août, onressentit un tremblement de terre àRésina, et le 1 5 , plusieurs ruisseauxde feu coulèrent dans l’intérieur ducratère le 22 , quatre autres cônes se
formèrent, ce qui en porta le nombre àdix, tous en feu. Lalave parut en fusion,et les points élincelans dont elle étaitsemée donnaient au cratère l’aspectd’une ville illuminée : deux bouchess’étaient ouvertes dans le plus anciende ces cônes, et jetaient alternative-ment des pierres et une fumée blan-châtre chargée de sable et de poussière.Tant que durait cette éruption, deuxdes petits cônes les plus rapprochésn’agissaient pas; mais cessait-elle, ilscommençaient : cela dura ainsi jusqu’au22 septembre. Le 20 octobre , l’érup-tion fut à son apogée. La gerbe de feuqui sortait du cratère était superbe , etla lave parcourut une distance de260 pieds sur 20 de large. Le 28 , onvoyait cinq bouches , larges de 20 à 60pieds. Quelques légères éruptionseurent lieu dans le mois de novembre ;les petits cônes s’écroulèrent ; tout in-diquait un mouvement violent pourune époque rapprochée.
Le 20 décembre , une colonne defumée, accompagnée d’une pluie depierres, s’éleva du cône, et un courantde lave se porta sur le point qui estau-dessus de Torre del Greco . Le jourde Noël, cette lave se tourna vers Ré-sina , et, le lendemain, elle avait déjàparcouru 600 toises. La nuit du 27 , ily eut une forte pluie à Naples , leVésuve se montra couvert de neige ; lecours de la lave y était marqué par uneligne noire. Le 12 janvier, ce courantavait yàoo pieds de longueur , sur unelargeur de 280, alors le Vésuve s’a-paisa. Mais, le 18 février, deux nou-velles bouches s’ouvrirent et lancèrentune fumée qui déposait sur les paroisdu cratère une couche mêlée de jauneet de blanc, dontles exhalaisons étaientinsupportables. Le 21, on ressentitune légère secousse de tremblement deterre à Pouzzoles , qui se répéta à Na-