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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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YÊSUYE. i5

pies le 8 mars, et, de là, se prolon-geant jusques en Calabre , y détruisitla petite ville de Catanzaro .

Les gens de la Torre recueillirentune grande quantité de sel provenantdu Yésuve.

Après avoir donné un résumé suc-cinct des éruptions qui se sont succé-dé, il ne serait pas hors de proposd’examiner la théorie des volcans engénéral ; il est vrai qu’une question decetteimportance demanderait degrandsdéveloppemens pour être traitée con-venablement, et que nous ne feronsque l’effleurer.

Sans examiner ici les théories deYerner et de Breislak, qui ont étéabandonnées, nous nous contenteronsde dire que trois autres opinions ont étéproposées nouvellement parMM.Davy,Gay-Lussac et Cordier. M. Davy attri-bue la cause première de la déflagrationà la décomposition de l’eau par le con-tact des métaux et des alcalis ; l’objec-tion qu’on lui oppose est le dégage-ment de gaz hydrogène sulfuré qui alieu, tandis qu’il devrait être de gazhydrogène pur; c’est donc ce qui aengagé M Gay-Lussac à modifier cettethéorie et à admettre ou que les corpsqui décomposent l’eau, sont des sul-fures ou des chlorures de métaux etdes alcalis, ou que le soufre en faitpartie. M. Gay-Lussac, n’attribuantpas au hasard la position , dans le voi-sinage de la mer, de cent soixante vol-cans, sur cent soixante-cinq, admet1 influence de l’eau marine ou salée surl’action volcanique. Cette théorie mo-difie , on le voit, celle de M. Davy.

M. Cordier, après avoir bien étudiétout ce qui a été dit avant lui, a pro-posé, depuis peu, une théorie aussinouvelle qu’ingénieuse , et qui est fon-dée sur l’hypothèse assez générale quel’intérieur de la terre possède une très-

haute température. Il pense quela terre,fluide dans son origine par fusionignée, n’est solide qu’à sa surface, etquelle possède encore à une profon-deur, qu’il évalue à 100,000 mètres,une température assez élevée pour te-nir à l’état de fusion les roches dont lanature est analogue à celles des laves.

Les raisons dont il appuie ce système,sont d’accord avec l’identité de naturedes laves sur tout le globe, avec la di-minution dans le nombre des volcansactifs et avec la production des eauxminérales et thermales ; mais cet abrégésommaire n’admettant pas un long dé-veloppement dont elles auraient be-soin , nous renvoyons à son ouvrage oùelles sont déduites avec une clarté ad-mirable.

Nous terminerons en disant que nousne parlerons pas non plus de l’opinionde M. G. A. Deluc, parce qu’elle tientà une grande hypothèse sur la structuredu globe, et qu’elle exige encore plusample examen.

Ici se terminait le manuscrit, unegrosse cloche agitée par une main vi-goureuse annonçait, depuis plusieursminutes, que le déjeuné allait êtreservi; je me disposais à m’y rendre,lorsque je rencontrai mon savant surl’escalier, je lui remis, en le remer-ciant , le dépôt qu’il m’avait confié, etnous descendîmes ensemble.

Je gage, me dit le duc , que l’abbévous a assommé de son érudition vésu-vienne, mais qu’il ne vous a pas ditquelle était la raison qui avait faitplacer sur le pont delà Magdeleine lastatue de saint Antoine, à côté decelle de saint Janvier , c’est cependantune chose qu’il n’eût pas dû omettre.Ce dernier régnait seul sur ce pont oùil avait été instalé en i63i, mais,en 1799, nous lui fîmes un procès qu’ilperdit et à la suite duquel il fut dé-