POMPEÏ.
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époques elles eurent des historiens di-gnes d’elles
La Campanie , peuplée par des géans,a donc été visitée par Hercule : à Her-cule succèdent les Osques , aux Osquesles Etrusques etles Pelasges. La beautédu climat, la fertilité du sol, y appe-laient les étrangers, et la vaillance etle courage des Samnites, qui défendi-rent long-temps leurs montagnes , neles préservèrent pas d’être vaincus parles Romains. Ce fut sous cetLe domi-nation, et même long-temps après quePompeï et Ilerculanum commencèrentà sortir de leur obscurité.
Il en est des peuples comme deshommes; les plus heureux sont ceuxqui sont le moins ambitieux. Quoiquehonorée par Tacite et par Sénèque del’épithète de célèbre, Pompeï occupedans l’histoire une page assez insi-gnifiante ; figurant peu dans les guer-res qui ont ravagé ces contrées, àpeine son nom est-il mentionné dansles annales de ses dominateurs, et sacatastrophe fait toute sa célébrité.
Comprise, sans doute, au nombredes villes qui se soumirent à Annibal,elle ne sort de son néant que dans laguerre sociale , quatre-vingt-onze ansavant l’ère chrétienne. A. cette époque,Sylla ayant pris et saccagé Stabia, lesPompéiens , qui du haut de leurs mu-railles furent témoins des scènes dedésolation, avant-coureurs de cellesqui les attendaient, résolurent de sedéfendre. Connaissant d’ailleurs Sylla ,et persuadés que rien ne pourraitfléchir son caractère cruel, et mêmequ’aucun traité, tel solennel fût-il,ne serait inviolable pour lui, deuxfois Cluentius, général Samnite, ar-rêta ses efforts; à une troisième il futvaincu et perdit la vie. Mais Sylla ,pressé par ses vues d’ambition , etn’ayant pas de temps à perdre, n’osaN.
cependant pas mettre le siège devant laville.; Cicéron parle de l’état de déso-lation de la Campanie pendant celteguerre désastreuse. Quoique parmi cesvilles malheureuses, Capoue soit cellequi souffrit le plus, puisqu’elle perditses magistrats et une grande partie deses habitans, ne conservant que ceuxindispensables à la culture des terres,les autres cités , entre autres Pompeï ,conservèrent leurs privilèges.
Pendant sa dictature, Sylla ordonnaque Pompeï serait réduite en coloniemilitaire ; il y envoya des troupes sousle commandement de son neveu Pub.Sylla ; mais les citoyens, les regardantcomme des étrangers, leur refusèrentles droits de cité. Pub. Sylla fut accuséd’avoir suscité et fomenté des troubles.Cicéron le défendit, et nous apprendque cette cause fut portée devant ledictateur lui même.
En parlant des villes qui entourentle Vésuve , Vitruve les nomme munl-cipes , d’où nous conjecturons quesous Auguste Pompeï fut une répu-blique régie par ses propres lois. Onconclut, d’une inscription trouvéedans un théâtre, que vers la fin durègne de cet empereur, elle devinttout-à-fait sujette du gouvernementromain, et entièrement administréecomme ses autres colonies.
Néron en augmenta les habitans, eten peu de temps la ville devint belleet populeuse. Elle était située à l’em-bouchure du Sarnus, aujourd'hui leSamo, qui coule plus loin. Il est mêmepossible que son nom lui vînt de cetteposition, car scs deux syllabes, encbaldécn et en hébreu , veulent direbord de l’embouchure.
Pompeï pouvait avoir deux millesou une lieue de tour, et ses murs fu-rent battus par la mer, aujourd’huirepoussée à plus d’un mille par la