POMPEL.
en compte quarante par pied carré. Ilest à croire, qu’outre leur office d’atta-cher, les aspérités que produisentleurs têtes offraient une prise au stucqui se serait trop facilement détachéd’une surface lisse. Ces lames étaientposées là dans le but de préserver lestuc de l’humidité d’un mur récemmentconstruit.
Dans une des chambres on a trouvéune maçonnerie soutenant une machinegui devait contenir un liquide , et qui,par un trou pratiqué dans le mur,le versait dans la salle à côté. Cettechambre, sansornemens, devait servirde laboratoire.
Quelle était cette machine? Ici toutindice nous manque.
Dans deux chambres contiguës on atrouvé des vases en bronze, un pied delit en ivoire, ce qui prouve l’élégancedes meubles dont se servaient les Ro-mains ; des bracelets, des anneauxen or, et des pierres précieuses. Parquelle bizarrerie ces objets se trou-vaient-ils dans les appartemens dubas? Y étaient-ils tombés de ceux su-périeurs , ou bien dans la confusion,qui toujours accompagne un semblablemoment, avaient-ils été oubliés ?
Sur quelques amphores étaient desinscriptions latines, et d’autres grec-ques. Nous avons décrit, page i 3 g, etfait graver (PI. 62 ) la magnifique mo-saïque découverte dans cette maisonle 24 octobre 1 83 1.
Nous voici dans une maison qui pa-raît celle d’un pâtissier (pistor dulcia-rius). C’est au moins ce que donnentà penser les choses que l’on y voit.
L’espace étroit qu’elle occupe est sibien ménagé, si bien réparti en di-verses chambres, qu’on pourrait luiappliquer ce mot de Cornélius Nepos ,en parlant de la maison de PomponiusAtticus : « Ici j’ai mis plus de sagesseN.
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que de luxe! » Sur la rue est la bou-tique destinée à vendre la pâtisserieUne petite cour, dont les murs peintsfigurent un jardin émaillé de gazon etde fleurs, autour desquelles voltigentun essaim d’oiseaux , donne du jour àplusieurs petites chambres disposéestout autour, dans lesquelles sont desréservoirs d’eau et des robinets pourla fournir. Dans le fond on voit un fouravec quatre petits moulins garnis deleurs manilles en fer, qu’un hommeseul pouvait mettre en mouvement.Les Latins les appelaient pistrillœ :moins grands que ceux des boulangers;ils servaient à moudre la farine néces-saire aux pâtisseries.
Ce four, à réverbère, est d’une con-struction particulière. La fournaise estau bas avec sa voûte sphérique, et lachaleur pénètre par une bouche ovaledans le four proprement dit, où l’onmettait ce que l’on av;iit à faire cuire.
Quoique d’une extrême simplicité,cette maison est encore décorée avecélégance; la peinture y fait encorebriller ses belles couleurs. Dans unechambre sont trois tableaux. L’un re-présente Persée , qui, pour contentersans péril la curiosité d’Andromède ,lui montre, réfléchie dans l’eau d’unefontaine, l’horrible figure de Méduse.
Dans une autre, Endymion dormant ;son chien esta ses pieds ; Diane, guidéepar l’Amour, descend du ciel pour lecontempler. Le dernier offre les attri-buts des dieux de la fable.
Parmi tous les usages que nous ontlégués les Anciens, ceux que nousavons adoptés, et que nous conti-nuons à suivre, doivent nous inspirerle plus grand intérêt. De ce nombresont ceux qui ont rapport à l’art dra-matique et aux représentations scéni-ques , qui chez eux dégénéraient en vé-ritable passion. Rarement satisfaite,