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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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L’ITALIE .

i5?.

enfans , et auprès d’eux d’autres pourleurs précepteurs. Il ordonna que lesgens mai vêtus ne pourraient se placerà l’amphithéâtre. Il ne permit aux fem-mes de voir les combats de gladia-teurs que du lieu le plus élevé, tan-dis qu’elles étaient accoutumées au-paravant à rester confondues avec lesautres spectateurs. Il n’accorda qu’auxseules vestales une place séparée authéâtre, et vis-à-vis le tribunal duprêteur. Il éloigna tellement les fem-mes de la vue des athlètes , que dansles jeux qu’il donna comme pontife,le peuple lui demandant un couple delutteurs . il le remit au lendemainmatin, et proclama qu’il ne trouvaitpas bon que les femmes vinssent authéâtre avant la cinquième heure dujour.

a Nous arrivâmes à des places où la tourbe enhaillons, et mêlée à des femmes , jouissait duspectacle. >

( Titus Calphurnius , tit. 7.)

Toutes ces divisions sont observéesdans les théâtres de Pompeï .

Les approches du grand théâtrede Pompeï sont ménagées pour en fa-ciliter l’accès. Le corridor est de niveauavec les écoles et le temple d’IIercule,il a quatre portes d’entrée extérieureset six intérieures ou vomitoria , ouvrantsur la cavea : trois grands escaliersconduisent aux gradins des femmes,et deux autres plus petits permettentd’aborder les places vacantes. Les spec-tateurs n’étaient pas placés très-com-modément puisqu’ils étaient exposésaux ardeurs du soleil et à la pluie.Les auteurs anciens nous apprennentqu’on se préservait du premier aumoyen de chapeaux à larges bords,et de la pluie avec des manteaux oudes capuchons presque toujours blancs.Mais lesCampanicns, qui poussaient leluxe au dernier point de rafinement,

ce qui était même passé en proverbe,inventèrent de larges tentes qui re-couvraient le théâtre par le moyen decordes tendues à la partie supérieureet attachées à des mâts enfoncés dansdes blocs de pierre.

Les voiles tendues sur le théâtredevinrent un objet d’un luxe extraor-dinaire ; on en fit en lin d’une grandefinesse. Néron en fit teindre en pour-pre parsemées d’étoiles d’or, et au mi-lieu desquelles il était représenté surun char conduisant les chevaux dusoleil.

On avait imaginé de faire monterpar une infinité de tuyaux, une grandequantité d’eau jusqu’à la partie supé-rieure de l’édifice, et souvent jusquedans les statues qui décoraient la som-mité ; l’eau une fois arrivée à cettehauteur, il était aisé de la répandreen pluie légère sur tout le théâtre, eton avait porté la recherche jusqu’àdonner à cette pluie une odeur agréa-ble en la parfumant avec des essences.

Après avoir décrit la partie réservéeaux spectateurs, il reste à examinerles détails de la scène.

Le plancher, appelé pulpitum dece qu’il était incliné en pupitre, setrouvait élevé de cinq pieds au-dessusdu proscenium. Le fond du théâtre ,toujours orné de colonnes et de sta-tues en marbre, avait trois portes.Par celle du centre, ou porte royale,entrait le principal personnage nomméProtagonista ; il était toujours censévenir de son palais; celle de droite si-mulait l’entrée de l’habitation du se-cond acteur Deutevagonista , enfin latroisième servait au Tetragonista ,troisième acteur. Il y avait en outre,de chaque côté du théâtre, deux autresportes à l’usage des personnages vul-gaires supposés venir du dehors, duport ou de la ville.