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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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L’ITALIE .

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où l’on se livrait à l’exercice de la na-tation.

Le luxe introduisit dans les bainsles eaux de la mer, et y fit descendrela neige des montagnes; c’est ce quel’on voyait dans les bains de Néron .La volupté y jeta à pleines mains dusafran ctd’aulres substances odorantes,et la médecine les modifia à son tour ,pour les rendre plus utiles à l’hommemalade.

A la suite du frigidarium venait letepidarium , d’une température plusélevée. Le baigneur s’y arrêtait pourse préparer à entrer dans la salle sui-vante. C’était le lieu que les philoso-phes choisissaient pour leur entretien.Des jongleurs, des bateleurs, desmimes, y entraient aussi, et moyennantune légère rétribution divertissaientles assistans. Cette salle, à Pompeï ,est oblongue avec une voûte à com-partiment en stuc (PI. 66 ); sa déco-ration est en bas-relief si beau, qu’ilfait regretter de n’en avoir pas trouvébeaucoup de semblables. Dans les murssont des niches ornées de petites fi-gures d’Atlas. Plusieurs de ces nichescontenaient des lampes; d’autres sontsupposées avoir contenu des essencespour les baigneurs. Cet appariementaurait alors été non-seulement un tepi-darium, mais aussi un unctuarium .Dans la parLie supérieure de la voûteest une ouverture pour donner le jour,et dans la salle un immense brasier enbronze, d’une forme élégante et ornéed’une figure de bœuf, peut-être lebœuf Apis. On y voit aussi deux bancsen bronze sur lesquels on lit :

M. NIGIDIVS. VACCVL. A. P. S.

Près du tepidarium est le calidariumou sudatorium, qui dans son extrémitésupérieure contient une grande cuveoblongue, en marbre, élevée sur des

marches également en marbre ; c’étaitun récipient pour l’eau chaude. Cettecuve est près d’un mur, le long duquelles baigneurs étaient assis, les jambesplongeant dans l’eau, Il pouvait y avoirsix personnes à la fois. Le mur étaitgarni de draperies, et sous le plancherétait une cavité pour l’admission et lacirculation de la vapeur. Les conduitss’en distinguent parfaitement. A l’ex-trémité opposée est un enfoncement se-mi-circulaire, laconicum , orné d’un su-perbe bassin, labrum , d’une seule piècede marbre blanc , au centre est un jetpour l’eau bouillante. Une inscriptionsur une des parois de ce bassin faitconnaître le nom de celui qui présidaà ce travail, et le paya sept cent cin-quante sesterces. Le mur, recouvert destuc, a trois larges ouvertures pour l’eaufroide, afin de tempérer la chaleurlorsqu’elle devenait trop insupporta-ble ; près du jet d’eau sont deux autresouvertures pour l’air.

Du sudatorium, les baigneurs re-venaient dans le tepidarium, où lesesclaves les frottaient avec un instru-ment nommé strigile , composé d’unepetite lame de la forme d’une serpette,en or, en argent ou en ivoire, avec la-quelle on enlevait la sueur.

Lorsque la peau était bien séchée aumoyen de linges chauds, ils les parfu-maient de la tête aux pieds , avec deshuiles ou des onsuens odoriférans ,renfermés dans des hoîtes de corne,d’albâtre ou de verre, appel ésguttuli,pareeque la liqueur qu’elles renfer-maient ne tombait que gout'.e à goutte;puis, se couvrant d’une couverturelégère «sindon», ils revenaient au spo-lialorium ou première pièce, et là ,après avoir attendu quelques ins tanspour s’accoutumer à la température etse préparer à celle du dehors , ils pre-naient une boisson chaude et se revê-