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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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POMPE!.

taient île leur robe. Quelques-uns sefaisaient faire deux onctions, l’uneavant, l’autre après le bain. Ceuxd’une constitution plus robuste, ausor-tir du sudatorium, se plongeaientdans la piscine du frigidarium , ce quiles fortifiait encore davantage.

Dans les premiers âges, un père nese fût jamais baigné avec son fils nimême avec son gendre. Aucun hommen’était admis dans ces établissemensavant l’âge de quatorze ans ; mais lors-que la corruption fut arrivée à soncomble, on en vint au point du mé-lange des sexes dans les mêmes bains.Cependant un édit impérial entrepritde poser un frein à cette licence.

Au delà de ces thermes est un autreétablissement de bains destiné au peu-ple ou aux femmes, et composé de pe-tites chambres voûtées et obscures quifournissent peu d’indication sur leurusage.

Ces thermes paraissent avoir été ri-chement décorés. Ces édifices, commeles gymnases chez les Grecs, étant fré-quentés par un grand nombre de per-sonnes , recevaient tous les embellisse-mens dont l’art pouvait disposer. ARome on en a trouvé de magnifiques.La lumière du jour n’y pénétrantpas, ils recevaient la clarté par desuperbes candélabres, et une multi-tude de lampes répandaient leurs lu-mières sur des peintures variées. Lesmurs en marbre coloré, les nombreusesstatues qui décoraient les niches etles mosaïques des planchers, les pro-ductions les plus précieuses du pin-ceau ou du ciseau grec qui les déco-raient, les rendaient les monumens lesplus remarquables du goût et du luxedes Anciens.

Proche des thermes, est une petiteplace de forme oblongue , environnéede boutiques , de magasins et d’habi-

N.

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tâtions; on la nomme place de la Fa-lonica. A l’une de ses extrémités estun passage aboutissant à la rue deMercure. Ce passage était autrefoissurmonté d’un large portique , dontun pilier est encore debout ; sur unedes faces de ce pilier on a retrouvédes fresques qu’on peut considérercomme une espèce d’enseigne annon-çant le commerce qui se faisait sur cet-te place. Elles représentent trois largesjarres à demi pleines d’eau ; dans l’uneun homme lave des étoffes de laineUne femme, probablement la maî-tresse de l’établissement, est assise àcôté, et surveille les ouvriers. Dansun autre tableau au-dessus , on voitun homme nettoyant une étoile quel’on reconnaît pour une toge; il l’é-tend sur une balustrade , un autreporte sur ses épaules un étendoir etun petit vase plein de braise. Sur uneautre face du pilier est une presse ,avec tout ce qu’il faut pour s’en ser-vir; elle ressemble exactement à cellesqu’on emploie aujourd’hui pour ex-traire l’huile des olives.

Cette construction en portique,et ces peintures, sont encore en usagedans les vieux quartiers de Naples .

Dans le haut delà place est un lavoirconsistant en quatre bassins où les ou-vriers se plaçaient pour laver les étof-fes ; les fresques du pilier qui aidentà l'explication de ces diflërens travaux,rappellent la pdus haute antiquité.Dans l’Odyssée, les filles d’Alcinoüset les dames phéaciennes lavent leursvôtemens dans des bassins de marbreaux portes de la ville.

Une boutique de cette place contientun four avec trois tubes pour l'évapo-ration de la fumée ; dans un autre on atrouvé une matière glutineuse, proba-blement de la terre à dégraisser;enfin, vis-à-vis était une presse qui

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