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long-temps exerça la sagacité des anti-quaires. C’est un siège oblong sans dos-sier, à quatre pieds, et couvert d’uncoussin avec des franges. La ville ledécernait, et ceux qui en étaient ho-norés avaient le privilège de le faireporter dans les réunions populaires etdans les fêtes publiques. Sur un autrecôté est une barque sans rames, à deuxmâts, l’un dressé, l’autre penché. Unhomme vêtu d’une tunique tient le ti-mon. Le premier mât porte une voilecarrée. Deux jeunes gens, dans l’étatde nudité, cherchent à amener la voiledu second, deux autres se laissent cou-ler sur les cordes qu’un troisième réu-nit. Le sens de ce tableau, qu’on peutprendre pour une allégorie, serait qu’a-près avoir souflèrt les tempêtes de lavie l’homme peut se réfugier au port.
Le caveau (PL y 3 ), d’environ sixpieds carrés, est formé par des mursrevêtus d’un mauvais stuc, où sur deuxrangs sont pratiquées des niches des-tinées à recevoir les urnes cinéraires ;dans la plus grande, en face de l’en-trée, était une grande amphore d’ar-gile contenant des cendres et des osse-mens, peut-être les restes de Naevo-leia et de Munatius. Trois autres urnesen verre, hautes de quinze pouces,contenaient une liqueur que l’analysea fait reconnaître pour un mélange devin, d’eau et d’huile, dans lequel na-geaient des ossemens à demi brûlés.Auprès de chaque urne, une petitelampe et une pièce de monnaie destinéeà Caron. Dans une encoignure étaientplusieurs de ces lampes en terre rouge.Ces dillérens objets ont été conservésen place et on les voit encore.
Le tombeau de Calwcnsius ( PI. 71,deuxième tombeau), en marbre blanc,est d’un très-beau style. Sa forme estcelle d’un autel carré, posé sur unpiédestal, élevé de trois marches sur
le sol ; il n’y a point de caveau sépul-cral. Ce tombeau était un de ceux quela reconnaissance publique élevait à lamémoire des citoyens morts honorable-ment hors de leur patrie ; dans les bas-reliefs on retrouve le bisellium , uneinscription, des couronnes de chêne etun entrelacs de feuilles de palmier et delaurier.
En face, à gauche, est un tombeaurevêtu d’ouvrages en forme de réseau«réticulaire » dont la découverte ( I er .mai 181 3 ) excita vivement la curiositéà cause des objets qu’il renfermait.
Le caveau sépulcral, de dix piedssur quatre, est éclairé et aéré par unsoupirail, au-dessous duquel, dansune niche, ornée d’un frontispice, ona trouvé un grand vase d’albâtre orien-tal, orné de deux belles anses, de laforme la plus élégante, et rempli decendres et d’os ; la niche renfermaitaussi un autre vase en marbre , ainsiqu’un grand anneau en or, orné d’unepierre d’agathe saphirine, sur laquelleétait gravé, dans une grande perfec-tion , un cerf se grattant le ventre avecson pied. Il y avait aussi différens vaseset lacrymatoires en verre, dont plu-sieurs cassés, un petit autel en terrecuite, et des amphores que l’on y voitencore fichées en terre. Mais une par-ticularité des plus remarquables, c’estla porte , que l’on a conservée et res-taurée, et qui est en marbre blanc dequatre pouces d’épaisseur.
Le troisième tombeau (PI. 71), de for-me circulaire, est inconnu. Malgré sabeauté et son élégance extérieures, ilne renferme que quelques urnes d’uneterre grossière et une tête de Méduse,peinte à fresque.
.T’avais entendu vanter le monumentélevé à Scaurus , comme le plus beaude ceux qui ornent cette route. Il con-siste en une grande base carrée en tuf,