POMPE].
i85
A VG. PRIMIS IN IDVS AVG. SEXTAS ANSOS CON-T1NVOS QUINQVE S. Q. D. E. E. N. C.
Julia Félix , fille cle Spurius,proposeà loyer, du. i cr . au 6 des ides d’août,la partie suivante de ses biens : un ap-partement de bains , un venereum,900 boutiques et étaux, et l’apparte-ment du premier étage, pour 5 annéescontinues, avec la condition que si ony établit un lieu de prostitution , lebail sera résilié.
Le venereum était un’lieu consacreaux plaisirs des sens , la condition étaitdonc faite seulement pour les boutiqueset leur dépendance.
Cette inscription, la plus singulièrede toutes celles dont j’ai eu connais-sance, donne une idée de la richessede quelques propriétaires de Pompeï et de l’étendue de ses relations et deson commerce.
C’est au musée que l’on la voit, etnon à Pompeï , comme je l’ai dit parerreur.
Cneius Pompeius Diogenes, loueraaux calendes de juillet l’étage supé-rieur de sa maison.
L’inscription suivante était sur unecolonne dans le forum:
Lucius Sepunius Sandilianus , filsde Lucius; Marcus Herennius Epidia-nus, fils d’Aulus, duumvirs pour ren-dre la justice, ont été chargés du soindes sacrifices publics.
Autres inscriptions.
Hoyageur, en traversant d’ici jus-qu’à la douzième tour, la, Sarinus,filsde Publius, tient auberge. Porte-toibien.
Colepiusprie Marcum Cerrininium,homme bon, afin qu’il lui soit favora-ble. Sur d’autres inscriptions on lit:Homme probe, magnifique, digne dela république, etc.
Les charpentiers et les carrossiersfont des vœux pour Marccllus, l’édile.
Phœbus et sa société supplient 01-conius Priscus et C. Cavius Rufus,duumvir.
Voici un billet de théâtre que j’aiomis de citer :
Cav. II.
CvN. III.
Grad. VIII.
Casina.
Plaoti.
Il', travee, IIP. coin, VIII e . gra-din. Casina, comédie de Plaute .
.Contento poplité miror
Prælia, rubricâ picta aut carbone ; velut si
Re verâjmgnent, feriant vitentque moventes
Arma viri ?.
IIor., lib. Il, sat. 7, v. 71.
Dans la rue en passant quelquefois je m’amuse
A regarder l’enseigne où l’on a charbonné
De deux gladiateurs le combat acharné.
Trad. de Dard.
Dans la rue qui longe le temple deJupiter est un pilier où sont peintsdeux gladiateurs se préparant au com-bat. Sur un autre plan, le combat estterminé. Au poisson sculpté sur leurscasques on juge qu’ils appartiennentà la troupe des mirmillones; l’un d’euxest vaincu, l’autre s’apprête à redou-bler les coups avec une épée en formede faux. Un juge du camp, vêtu d’unetunique blanche, s’avance sans armes,l’arrête, et lui présente une baguette,récompense de son adresse.
A coté est une inscription traduiteainsi : Retraites et Prudes. Prudesvainqueur dans le dix-huitième, Re-traites vaincu dans le dixième. (Com-bat. )
Voici la manière dont se trouve dis-posé le terrain qui nous cache Pom-peï , et les différentes couches qui lecomposent à environ dix-neuf pieds.
Sur l’ancien sol, environ une palme(dix pouces français ), d’une cendre