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de lentilles, de gruau, une carafe avecde F huile desséchée et un pot d’on-guent , tous objets insignifians par eux-mêmes, mais a qui dix-huit cents ansécoulés, en les conservan 1 , ont donnéun prix inestimable. Là était aussi un
vase de verre contenant du routre
D
qui a
servi à l’usage de la toilette des damesd’Herculanum . On connaissait bien legoût des dames romaines pour la pa-rure, on savait quelles mettaient durouge , il ne manquait plus que detrouver un échantillon de cosmétique,le nec-plus-ultra de la coquetterie ; ona déterré deux médaillons en anrent,faits pour être accrochés au mur commenos tableaux, et représentant Apollon et Diane.
Tous les objets découverts à Hercu-lanum ont été portés au musée.
Note de VEditeur.
Nous regrettons que l’espace dans lequelnous sommes obligés de circonscrire notrecollection ne nous permette pas de donnerune plus grande place aux objets qui ontété recueillis à Ilerculanum et à Pompeï .
Il fautconvenir, à la vérité, que le nombre
de ces dépouilles de l’antiquité est si grand ,que le choix est difficile à faire, et que lesrecueils seuls de figures formeraient une bi-bliothèque considérable. En 1792 on avaitdéjà mis au jour, outre une foule d’ou-vrages, Le Antichità di Ercolano, etc .,en neuf volumes grand in-folio , publiés parordre du gouvernement napolitain.
Nous pensons ddnc prévenir le désir dequelques personnes en leur indiquant lesmoyens de satisfaire une louable curiosité.
Le meilleur et le plus nouvel ouvrage quipuisse faire connaître complètement le mu-sée de Naples , a été publié sous le titre deReal MuseoBorbonico, in-4°. ; les dessins,faits par des artistes du premier mérite, etles descriptions par des savans napolitains,dont toute la vie a été consacrée aux recher-ches archéologiques, donnent le plus grandintérêt à cet ouvrage, dont la direction estconfiée au^savant et habile cavalière Nico-liki, président de l’académie des beaux-artsdu royaume des J)eux-Siciles , et à qui l’ondoit, entre autres services éminens rendusaux arts, la reconstruction du théâtre Saint-Charles.
La collection contiendra soixante-quatrelivraisons, dont quarante-cinq ont déjà pa-ru. On y donne la relation des fouilles dechaque année.
CAP OUI, CASER. TI, RENE VEUT, MONX-C ASSIÏT, etc.
Depuis long-temps j’avais le désir
de faire une visite au Monl-Cassin,
monastère de bénédictins fameux dès/
le moyen-âge ; mais j’avais différé afind’attendre la fin de la saison chaude ,trop incommode pour voyager. L’ex-périence m’avait appris qu’un voyageest à Naples plutôt une fatigue qu’unamusement; les premières pluies d’oc-tobre était venues rafraîchir l’atmo-sphère, je me mis en route, ne vou-lant pas me laisser surprendre par les
pluies de l’hiver, qui souvent commen-cent en novembre et continuent avecabondance.
Les routes principales sontassezbellesdes provinces à la capitale; mais cellesde traverse ne sont guère praticables,et sont même peu sures , surtout à cesépoques. Le manque d’auberges aug-mente les désagrémens du voyage, cequi explique le peu de goût du Napo-litain pour le déplacement. Lorsquel’occasion, rare à la vérité, le force à