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CAPOUE, MONT-BASSIN, etc.
y faire passer la voie Appienne, etqu’une grande quantité de bois, dontces montagnes devaient être couvertes
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alors, en rendait le passage plus diffi-cile. Autrement on aurait peine àrecon-naître la forme du défilé, auquel la val-lée devait une sortie impraticable.
Horace, dans son voyage à Brindisi ,traversa Caudium, où il trouva son amiCocceius, qui le mena à sa villa :
Hinc nos Coeceî recipit plenissima Yilla,
Quæ super est Caudî.
Hor., lib* I, sat. 5, v> 5o.
Déjà dans un château qu’habite Cocceius’,
Won loin de Caudium nous fûmes bien reçus.
Trad. de Dard.
Bientôt on quitte la terre de labour,et l’on entre sur le territoire de Bèné-vent , contrée charmante, arrosée pardeux rivières, le Sabbato et le Calore.Près de leur confluent, dans un vallonenchanté, abrité par de riantes mon-tagnes , est située la ville , dans la-quelle on entre sur un ancien et su-perbe pont romain.
Strabon en attribue la fondation àDiomède , au retour de la guerre deTroie. Elle devint successivement laproie des Samnites et des Romainssous les empereurs. Tite-Live nousraconte qu’autrefois elle fut nomméeMaleventum , à cause de la violencedes vents qui la tourmentaient; mais,en devenant colonie romaine, elle chan-gea ce nom en celui de Beneventum ,Yitiniusy fit construire un magnifiqueamphithéâtre, dont on ne voit plusque le soubassement, et le sénat et lepeuple la dotèrent d’un superbe arcde triomphe. Isis fut la divinité desBénéventins, et deux obélisques égyp-tiens encore debout rappellent que Do-mitien fit réparer son temple. Saccagéeen 490 par les Goths , au neuvièmesiècle cette ville tomba entre les mainsdes Lombards , qui en firent la capi-
tale d’un puissant duché. Charlemagne s’en empara, et l’empereur Henri III ,en 1077, la donna au pape Léon IX ,en échange de Bamberg en Franconie .Elle est entourée de remparts et con-tient dix-huit mille habitans. Napo-léon l’érigea en principauté, en faveurde M. de Talleyrand ; mais les traitésde 1814 la rendirent au saint-siège,auq uel, bien qu’enclavée dans les terresde Naples , elle appartient encore.
L’arc de triomphe, en marbre deParos , et orné de colonnes compositescannelées, sert d’entrée à la ville, sousle nom de Porta Aurea. C’estle mieuxconservé que l’antiquité nous ait légué ;comme celui d’Ancône , il est attribuéà l’architecte Apollodore ; mais il lesurpasse de beaucoup en richesse parses sculptures. Tous deux sont dédiésà Trajan . Celui-ci, élevé à l’occasionde ses victoires sur les Daces et lesGermains, est tellement empreint debeautés architecturales antiques, qu’ildispute de mérite avec celui si juste -ment fameux de Titus dans Rome . Onne saurait aborder sans une espèce derespect religieux un monument dontla consécration n’est pas moins solen-nelle, que l’ouvrage en est rare et pré-cieux sa hauteur est de cinquante pieds.
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Excepté Rome , il n’y a pas de villequi offre un aussi grand nombre defragmens d’anciennes sculptures ; on ytrouve à peine un mur dans la construc-tion duquel il n’entre des fragmens decolonnes, d’autels, de tombeaux. Lacoupole de l’église de Sainte-Sophie , àBénévent , est soutenue par une colon-nade de marbre antique.
Je visitai le palais public , d’unebelle architecture, la cathédrale ornéede marbres et peintures (dans quelleéglise d’Italie n’v a-t-il pas des marbreset des peintures !) et d’une belle porte