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ciseau et promettait rie devenir undigne élève de Thonvalsden, à l’atelierduquel il était destiné, excellait surla harpe, élève qu’elle était d’un célè-bre professeur de Rome , auprès du-quel elle devait aussi aller.
Ayant facilement vu combien l'Ita-lie m’étaitfamilière, puisque j’y comp-tais plusieurs années de séjour, ils seplaisaient à m’en entendre signaler lesbeautés, et leur en révéler l’arcliéolo-gie et l’histoire : de sorte que j’étaisdevenu leur Cicerone officieux, en lesconduisant à ce titre, tantôt dansBaïa , dont nous explorâmes ensembletoutes les antiquités, et tantôt à Iler-culanum etPompéï, dont nous inter-rogeâmes plusieurs fois ensemble lesruines, palpitantes de cet intérêt puis-sant qui s’attache à ce qu’il y a deplus touchant et de plus dramatique.
Quoiqu’ils fussent destinés, commenous venons de le voir, pour Rome ,mes deux élèves en archéologie ne laconnaissaient point encore, et dési-raient vivement de s’y rendre avecmoi. Ils me proposèrent d’en faire levoyage ensemble, et de visiter en yallant celles des cités de la Campanie qui avaient le plus de célébrité ; j’yconsentis, et tout en louant une cales-se pour Rome , nous stipulâmes avecle vetturino que nous irions d’abordvisiter Nola.
Cette ville, où mourut Auguste ,et que le plus illustre des Marcellusdéfendit et arracha des mains d’Anni-bal, était digne que nous fussions lavoir, placée quelle est dans un dessites les plus rians de la Campanie .
Rivale de Capoue , aux jours de sasplendeur, Nola l’emporta même sur savoisine en opulence monumentale.Elle comptait deux amphithéâtres,tandis que Capoue n’en avait qu’un,et les Étrusques qui la possédaient,
avant que Rome s’en emparât, ré-gnaient de l’une à l’autre mer de l’Ita-lie .
Nous interrogeâmes les ruines deNola; mais là, comme dans une fouled’autres lieux d’Italie , nous eûmes oc-casion de reconnaître que la ville mo-derne devait à l’ancienne presquetoute son enceinte et ses principauxbâtimens, construits qu’ils sont desdécombres des deux amphithéâtres. IlPalazzo «le palais», demeure descomtes féodaux et barbares qui succé-dèrent à la puissance romaine dans lemoyen âge , est en entier bâti de leursmarbres et de leurs débris; et cet abusaété poussé si loin, que l’on a transportéjusqu’à Naples , des matériaux qui yont servi à construiredes palais ; ainsi,les demeures fastueuses que l’histoirelocale assigne ici à Fabius Maximus ,Marius , le grand Pompée , et Augustelui-même, sont devenues celles des sei-gneurs napolitains. La cathédralen’estpas exempte de ces spoliations faitespar le nouveau à l’ancien âge , et quoi-qu’elle soit d’une architecture goLhi-que des plus reculées, elle doit lesdentelures de ses ogives à plus d’unmarbre antique ; mais ce qu’elle a deplus digne d’être remarqué, c’est queses cloches rappellent saint Félix, évê-que de Nola qui, le premier, introdui-sit l’usage de cet instrument de per-cussion dans les églises, circonstanceque le nom latin de campaua sert àaccréditer.
La jolie cité d 'Acerra s’élève prèsde Nola. Silius Italicus lui reprocheun air méphy tique, mais épuré actuel-lement par des usines que la civilisa-tion introduit jusqu’au fond de l’Italie .Nous ne craignîmes pas de braver cetteatmosphère, mes compagnons et moi,bien que dans leur nombre il y eût unefemme. Élise (c’est le nom de la sœur