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Considérations générales sur la classe des insectes / par André-Marie-Constant Duméril
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DES INSECTES.

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de repos, entre deux palpes velus ; à tête.munie dantennesalongées, et privés plus souvent de slemmates ou dyeux lisses.

Tous les lépidoptères proviennent dœufs, dont il sort deslarves quon nomme chenilles , et qui sont absolument diffé-rentes de l'insecte parfait quelles doivent produire. Ces larvesont le corps alongé, ras ou velu, formé de douze articulationsou anneaux, sans compter la tête. Neuf de ces anneaux sontpercés latéralement dune paire de trous, qui sont les orificesdes trachées ou des vaisseaux à air, destinés à lacte de la res-piration on les nomme stigmates. On remarque dans toutesces chenilles trois paires de pattes courtes, mais articulées età crochets simples, situées sur les trois anneaux qui suivent latête et qui correspondent aux véritables pattes que doit avoirpar la suite linsecte dans son état de perfection. Les chenillesont en outre, pour la plupart, un nombre variable dautresfausses-pattes qui servent également au transport du corps.Ce sont des tubercules munis de cercles ou de couronnes decrochets rétractiles, avec lesquels linsecte saccroche et ad-hère sur les plantes qui font sa nourriture principale.

Ce nombre des fausses-pattes varie beaucoup dans les che-nilles. Cependant il est à peu près constant dans chacun desgroupes qui doivent donner des insectes parfaits semblables.Jamais cependant il ne dépasse le nombre de seize. Cest ainsi,par exemple, que dans les phalènes dites géomètres ou ar-penteuses, ces tubercules sont placés à de grands intervallesles uns des autres, de manière que linsecte, lorsquil se meut,semble mesurer lespace quil parcourt. Dautres chenilles,telles que celles qui doivent produire les teignes, et qui sefilent des étuis auxquels elles attachent des corps étrangersou les débris des matières dont elles font leur nourriture,nont que deux de ces fausses-pattes, dont lanimal se sertpour saccrocher dans lintérieur de sa demeure portative.

Les larves des lépidoptères présentent de grandes différencesrelativement à leurs formes variées, à leur nourriture, à leurs