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MÉTHODE DE CLASSIFICATION
mœurs, à leur changement de peau et de couleur dans leursdiverses mues, et à leurs habitudes, soit qu’elles vivent isoléesdans toutes les époques de leur existence sous cette premièreforme, soit qu’elles restent constamment réunies en société,comme cela arrive à un très-grand nombre d’entre elles. Leschenilles sont très-voraces : on a observé que quelques espècesmangent continuellement, et que dans un seul jour ellesprennent le double de leur poids en nourriture. Ces insectessubissent une transmutation complète, et lorsque la chenillea changé huit à douze fois de peau , elle finit par se métamor-phoser en chrysalide, après avoir pris de grandes précautionspour mettre son corps à l’abri de tout danger, soit en se re-tirant dans un lieu commode pour s’y suspendre ou s’y accro-cher solidement a l aide de fils entrelacés, soit en se filant unfollicule ou cocon disposé avec plus ou moins d'art et d’astuce,pour le dérober à la vue ou à l’attaque de ses ennemis.
Ces chrysalides sont pour la plupart immobiles, à moinsqu’on ne les touche ou qu’on ne les irrite; elles sont aussiplus grosses du cl'té de la tête , et pointues à l'extrémité op-posée. Elles représentent à peu près les formes de l'insecteparfait qu’elles renferment; mais toutes les parties en sontresserrées, rapprochées les unes des autres, dans une sortede contraction, et recouvertes d'une peau solide qui semblecomme les eminaillofter.
En examinant les diverses parties du corps des lépidoptèressous l'état parfait, voici les conformations les plus remar-quables qu’elles nous offrent, si nous les comparons avec lesautres insectes.
D’abord on ne distingue bien, au premier aperçu , que latête, le corselet, l’abdomen, les ailes et les pattes, et toutesces parties sont plus ou moins velues, ou couvertes de poilsaplaiis ou d’écailles qui se détachent facilement.
La l.He est en général petite, relativement au corselet; elleest velue ou poilue, presque sessile, et accolée au tronc chez