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analogues, viennent s’introduire dans toutes les ouverturesqui peuvent leur livrer passage ; elles y déposent de suite ettrès-rapidement leurs larves toutes vivantes : celles-ci s’oc-cupent aussitôt à absorber les humeurs putrides que ladécomposition met à nu. Alors ces larves ont pris tout leuraccroissement ; elles se meuvent les unes sur les autres, etil ne reste du cadavre infect qu’une masse de matière ani-male vivante qui , bientôt métamorphosée et s’élevant dansl’atmosphère , servira elle-même de pâture à des oiseaux ouà d’autres espèces qui ne doivent se nourrir que d’insectes.
Les œufs des diptères sont en général très-mous. Ils ne con-servent que pendant peu de temps leur former Leur figurevarie : le plus souvent ils sont ovales; quelquefois aplatis,comme ceux de quelques tipules ; en forme de bouteille oude petits pots, comme ceux des cousins; garnis de làiftcsécartées ou d’ailerons qui les empêchent de trop s’enfoncerdans des matières trop liquides, comme dans la mouchestercorale. Toutes ces larves paroissent avoir besoin de vivredans un lieu humide, et les œufs qui les produisent y sentaussi déposés : d’autres sont pondus par leur mère sur lespoils des animaux, qui les lèchent et les introduisent ainsidans leurs intestins, etc.
On reconnoît les larves des diptères, parce qu’elles sontapodes, comme celles d’un très-grand nombre d’hyménop-teres, telles que celles des mellites , des myrméges, des néot-tocryptes, etc..; quoique quelques-unes paroissent munies depattes, ces appendices n’en sont que des simulacres. Leurcorps est formé d’articulations distinctes : à l’une des ex-trémités, qui est la tête, on distingue le plus souvent deuxcrochets, qui servent, sinon à la mastication, au moinsà retenir la larve dans les lieux où elle absorbe sa nourri-ture.
Le plus souvent aussi les deux orifices principaux de larespiration, qui correspondent à deux longues trachées longi-